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Les EdTech passent sur le gril de l’évaluation

Hélène Labriet-Gross
Publié le
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Les EdTech passent sur le gril de l’évaluation
Les enseignants volontaires pourront tester et amender la liste de critères élaborée par le JEX. // ©  plainpicture/Elektrons 08
REPÉRÉ DANS LA PRESSE AMÉRICAINE. Pour évaluer les retombées des outils EdTech utilisés en cours, l’université de Virginie a créé un groupe de recherche au sein de son département de formation des enseignants. Ce dernier a établi une grille de valeurs, afin de guider au mieux les établissements dans leur choix, rapporte The Hechinger Report.

Nouveau logiciel, nouvelle application ou nouveau matériel… Quand il s’agit de choisir des produits pédagogiques liés au numérique, les établissements d’enseignement supérieur se trouvent bien démunis. Comment confirmer – ou infirmer – de manière tangible l’utilité ou l’efficacité d’un outil sur son campus ? Pour l’heure, mis à part l’avis des écoles et universités déjà utilisatrices, il n’existe pas de manière standardisée et objective d'évaluer les produits EdTech.

Le JEX (Jefferson Education Exchange) entend pallier ce manque, rapporte The Heching Report, site d’informations spécialisés dans l’actualité numérique. La structure, portée par l’université de Virginie et rattachée au département de formation des enseignants de l’établissement, réfléchit actuellement à la création d’une grille d’évaluation.

Bart Epstein, qui dirige le JEX, a ainsi établi une liste d’une douzaine de critères, pouvant, selon lui, contribuer au succès ou à l’échec des nouveaux outils technologiques dans les classes : participation des enseignants au choix des produits, accès des étudiants à Internet en dehors de la classe, nombre de produits EdTech adoptés en même temps par l’établissement, formation des enseignants à ces nouveaux outils, taux de réussite des précédents outils, etc.

Un appel aux enseignants

Afin de bâtir une base de données solide, le JEX, dont le conseil d’administration réunit des membres issus de la recherche, du gouvernement, d’organisations philanthropiques et de l’éducation, prévoit tout simplement de payer des dizaines de milliers d’enseignants en échange de leurs témoignages. Les chercheurs du JEX leur soumettront la liste des critères à évaluer, tout en leur laissant carte blanche pour ajouter d’autres points.

À terme, l’objectif du JEX est d’améliorer l’échange d’informations entre les universités. Ces dernières s’appuient souvent sur l’avis d’établissements présents sur leur territoire, par commodité géographique. Avec ce projet, l’université américaine entend étendre ce réseau, partant du principe que des équipes pédagogiques peuvent avoir des points communs avec des collègues installés à l’autre bout du pays.

Pas de recette miracle

Grâce aux témoignages des enseignants et à la création de ces liens entre établissements, le Jefferson Education Exchange se donne deux ans pour isoler avec certitude les critères participant à la réussite d’un programme ou d’un outil EdTech. Toutefois, Bart Epstein se montre prudent quant à la découverte d’une recette miracle qui prédirait à coup sûr ce succès. Les corrélations négatives qui permettront d’identifier les essais voués à l’échec seront plus faciles à établir, et constitueront déjà, selon ce dernier, une grande avancée.

L’article du Hechinger Report (en anglais).


Hélène Labriet-Gross | Publié le

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