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3 innovations pédagogiques par la gamification à découvrir à Educatec-Educatice

Guillaume Mollaret
Publié le
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3 innovations pédagogiques par la gamification à découvrir à Educatec-Educatice
De l'école primaire à l'université, la gamification implique davantage les élèves et étudiants dans leurs apprentissages. // ©  plainpicture Hero Images
Apprendre le mandarin, développer des capacités d’analyse et de méthode grâce à Minecraft, ou créer un double numérique de son campus… Des innovations présentées au salon Educatec-Educatice, du 21 au 23 novembre 2018.

Expérimenter la cohésion de projet avec Minecraft

C’est l’un des jeux vidéos les plus vendus au monde. Développé par Microsoft, Minecraft a récemment fait son apparition dans les salles de classe… du collège jusqu’à l’université. Une version a ainsi été spécialement éditée pour l’éducation. Elle permet notamment d’apprendre à coder.

En France, l’université de Poitiers a organisé cet automne un concours national de construction sous Minecraft. L'objectif ? "Illustrer un instrument de science qui a, selon vous, contribué à bouleverser notre compréhension du monde."

"Minecraft permet de travailler en équipe, tant au niveau des élèves que des enseignants, souligne David Plumel, enseignant de technologie dans un collège de Côte-d’Or. Personnellement, je pose une contrainte d’exercice lors du jeu, puis leur demande un exercice plus théorique sur la base de leur création. En lien avec leur professeur de mathématiques, je leur pose des contraintes en termes de proportion et de calcul. Ainsi, les élèves sont toujours dans le jeu et sont beaucoup plus impliqués."

Apprendre le mandarin en 50 jeux différents

Carré magique, reconnaissance sonore ou de caractère, mots-croisés… La start-up Les Petits Mandarins a lancé en septembre une série de jeux pour l’apprentissage du mandarin.

"Notre offre s’adresse du niveau LV1 à LV3, et peut s'adapter à des demandes spécifiques pour l’enseignement supérieur et le monde de l’entreprise", détaille Vigdis Herrera, enseignante et cofondatrice de la société accompagnée par l’accélérateur WeSprint de Montpellier.

Comparable à un serious game fonctionnant par niveau, l’application est déclinée sous la forme de 50 jeux différents. "Les universités de Toulouse et de Perpignan se disent intéressées, tout comme des écoles de commerce et d’hôtellerie internationale. Nous venons de lancer le produit et nous espérons qu’il soit adopté dès la rentrée prochaine", prévoit la fondatrice.

Un campus inspiré des "Sims" pour la CCI Côte-d’Azur

La CCI Côte-d’Azur travaille en ce moment à la modélisation de son campus en s'inspirant des "Sims", afin que les étudiants alternants – du CAP au BATS – restent connectés à leur campus où ils ne passent qu’une semaine sur quatre, contre trois en entreprise.

Avec le concours de la société Solar Games, la chambre de commerce niçoise a recréé l’environnement de classe et de décor de son campus. Différents objets font référence à des éléments pédagogique sur lequel doit cliquer l’étudiant pour valider certains modules.

Sur le campus virtuel de la CCI Côte d'Azur, les étudiants en alternance peuvent interagir et participer à des cours virtuels.
Sur le campus virtuel de la CCI Côte d'Azur, les étudiants en alternance peuvent interagir et participer à des cours virtuels.

"Même quand ils sont en entreprise, les étudiants ont des travaux à rendre, parfois en commun. Cette plate-forme numérique leur permet à la fois d’échanger en direct par texte, voix, image ou transmission de document avec leurs camarades ou leurs profs. Des cours pourront être donnés dans la salle de cours virtuelle "en présence" de tous", précise Richard Bouard, responsable pédagogique de la CCI.

Un système de points sera par ailleurs mis en place afin d’inciter les étudiants à partager, à collaborer et, au besoin, s’apporter entre eux des corrections. Pour l’heure, ce sont les enseignants qui essuient les plâtres d’une version bêta.

"S’ils y adhèrent, nous la déploierons pour les étudiants à la rentrée", poursuit le responsable pédagogique de la CCI Côte d’Azur. Une expérimentation qui intéresse déjà l’école d’ingénieurs CESI.


Guillaume Mollaret | Publié le

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