Newsletter

Aux États-Unis, le smartphone s'impose comme outil pédagogique

Jessica Gourdon
Publié le
Envoyer cet article à un ami
3,5 millions d'élèves utiliseraient Nearpod chaque mois.
3,5 millions d'élèves utiliseraient Nearpod chaque mois. // ©  Maskot
REPÉRÉ DANS LA PRESSE AMÉRICAINE. Pour faire évoluer leur enseignement, les établissements d'enseignement supérieur n'hésitent plus à s'appuyer sur les smartphones de leurs étudiants. Des start-up développent ainsi toute une gamme de contenus et de service, souligne le site d'informations spécialisé EdSurge.

Les téléphones portables des élèves ne sont pas qu'une nuisance pour les professeurs. Aux États-Unis, ils servent de plus en plus d'outil pédagogique, avec des contenus de cours et des fonctionnalités à utiliser en classe ou à la maison. En témoigne le succès de TopHat ou de Nearpod, une start-up qui produit des cours et modules pour smartphones.

En quatre ans d'existence, Nearpod est passé de 20 à plus de 12.000 établissements utilisateurs, parmi lesquels des collèges, des lycées, des universités, ainsi que quelques entreprises. Interrogé par EdSurge, Guido Kovalsky, le cofondateur et PDG de la société, affirme que 3,5 millions d'élèves utilisent ses produits chaque mois. Son expansion ne devrait pas s'arrêter là : la start-up de Floride vient de lever 21 millions de dollars, afin de continuer à les développer.

Le smartphone, pour apprendre n'importe où

Dans les établissements d'enseignement, peu à peu, le mobile a pris le pas sur la tablette. Pour une raison simple : presque tous les élèves en sont déjà équipés. De plus, ils entretiennent avec cet outil un rapport plus affectif. Selon Guido Kovalsky, le téléphone portable serait très adapté pour augmenter l'interactivité en classe, générer de l'enthousiasme, et surtout, permettre aux élèves d'apprendre n'importe où, avec ou sans connexion Internet.

Si Nearpod est loin d'être la seule entreprise à se placer sur ce créneau, son succès s'explique peut-être par sa volonté de jouer sur plusieurs tableaux. D'une part, la start-up vend des contenus pédagogiques pour smartphones prêts à l'utilisation : des cours, exercices ou des expériences interactives en géographie, économie, sciences, histoire, etc.

Son catalogue compte environ 4.000 références originales, achetables à l'unité ou via un abonnement mensuel. D'autre part, elle vend son logiciel afin de permettre aux enseignants de créer leurs propres modules pour mobile, des présentations multimédias, des quiz ou des chats. Les créateurs peuvent aussi vendre leurs contenus sur la boutique en ligne de Nearpod.

Vers la réalité virtuelle

Récemment, Nearpod s'est lancé dans la 3D et la réalité virtuelle, et compte profiter de sa levée de fonds pour approfondir ce domaine. Elle propose déjà quelques modules en réalité virtuelle, que l'on peut visionner en glissant son téléphone dans un casque dédié.

Les enseignants peuvent ainsi "emmener leurs élèves en voyage de classe", selon la formulation de Nearpod, au Louvre ou au cœur des pyramides mayas. L'entreprise a aussi développé son propre casque low cost, qu'elle essaie de vendre aux établissements.


Jessica Gourdon | Publié le

Vos commentaires (3)

Nouveau commentaire
Annuler
* Informations obligatoires
Dominique.

J'aime bien beekast perso ! C'est beaucoup plus sympa que nos étudiants sont en train de regarder leur téléphone pour participer au cours, plutôt que se "cacher" pour envoyer des messages ou être sur les réseaux sociaux...

Pierre.

En France aussi c'est Beekast ! les étudiants engagent plus et c'est simple à utiliser

Jacques Rodet.

Et pas seulement aux Etats-Unis... Lorsque dans un pays, les connexions Internet sont peu stables ou peu développées, la solution du réseau téléphonique est une alternative viable pour diffuser du e-learning.