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À la Cité de l'innovation et des savoirs, l'AMU cohabite avec des incubateurs d'entreprise

Guillaume Mollaret
Publié le
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L'Occitane a choisi la Cité de l'innovation et des savoirs pour installer Obratori, son centre mondial de l'innovation. Elle y dispose au total de plus de 900 m2.
L'Occitane a choisi la Cité de l'innovation et des savoirs pour installer Obratori, son centre mondial de l'innovation. Elle y dispose au total de plus de 900 m2. // ©  J©Julie Géret pour Obratori
Rassembler dans un même bâtiment les services de la Satt Sud-Est et les accélérateurs d'entreprises de CMA CGM et de L’Occitane en Provence, c'est le pari fait par l'AMU avec la Cité de l'innovation et des savoirs, qui a ouvert à la fin du mois de septembre 2018.

Des accélérateurs et incubateurs parrainés par des entreprises au sein de grandes écoles ou d’universités, cela s’est déjà vu. Que ces sociétés décident de faire bâtiment commun avec un établissement du supérieur pour y installer leurs propres structures… C’est beaucoup plus rare.

Depuis quelques semaines, CMA CGM, n°4 mondial du transport maritime de marchandises, et le groupe cosmétique suisse L’Occitane ont investi, sur proposition d’AMU (Aix-Marseille Université), un immeuble situé à l’entrée ouest de Marseille pour y installer leurs incubateurs et accélérateurs d’entreprises.

"Cette Cité de l’Innovation et des savoirs, que nous avons créée avec la métropole Aix-Marseille-Provence, a vocation à rassembler l’ensemble des acteurs de l’innovation à Marseille", détaille Éric Berton, vice-président innovation et valorisation d’Aix-Marseille Université. Ainsi, au cœur de cet immeuble de style Art déco, l’université présidée par Yvon Berland, réputé proche du milieu entrepreneurial, y installera des bureaux de la Satt Sud-Est, la société d’accélération et de transfert de technologie, qui "développe la compétitivité des entreprises par l'innovation issue de la recherche publique des régions Paca et Corse."

La qualité de la recherche marseillaise, critère de choix pour L'Occitane

C’est d’ailleurs la diversité et la qualité de la recherche produite sur le territoire, notamment par les laboratoires et UMR (unité mixte de recherche) dont AMU est partie prenante, qui a convaincu L’Occitane d’y installer son centre mondial pour l’innovation baptisé Obratori.

"Nous avions le choix entre plusieurs villes, notamment à l’étranger. Nous avons finalement opté pour Marseille car de nombreux laboratoires y travaillent autour du numérique et de la cosmétique. Quand AMU nous a parlé de cette Cité, nous nous sommes dit que nous trouverions là des synergies", rappelle Amaury Godron, le directeur général d'Obratori.

La start-up studio occupe ainsi les 900 m² du deuxième étage que lui sous-loue l’université. Preuve de cette volonté de travailler autour de découvertes issues du monde académique, la première entreprise accueillie par cet accélérateur développe l'application d'un brevet déposé par une université américaine.

CMA CGM à la recherche de pépites

Au premier étage, dans un décor street-art qui tranche avec la solennité architecturale des lieux, CMA CGM, dont le siège est situé à quelques centaines de mètres de là, a, elle aussi, répondu à l’appel de l’université. Son objectif : accompagner en incubation, chaque année, 12 à 16 entreprises sélectionnées partout dans le monde, et 8 start-up par cycle d'accélération de huit mois.

Du côté d’Aix-Marseille, on se réjouit de compter pareils poids lourds à proximité immédiate. "Il faut penser les choses en termes d’échanges, formels et informels. En partenariat avec la métropole Aix-Marseille Provence, nous avons postulé au PIA 3 (Programme d’investissement d’avenir)", livre Éric Berton.

"Celui-ci prévoit notamment le financement d’un fonds d’investissement qui pourrait contribuer à faire éclore des pépites. Grâce à cette Cité de l’innovation et des savoirs, nous apportons la preuve que nous pouvons attirer des leaders mondiaux. Nous espérons que les personnes qui étudieront la répartition des 400 millions d'euros liés au PIA n’y seront pas insensibles…" À bon entendeur.


Guillaume Mollaret | Publié le

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