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Concours enseignants : 1.303 postes vacants au Capes 2017

Erwin Canard
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Concours enseignants : 1.303 postes vacants au Capes 2017
Les mathématiques font partie des disciplines concernées par le manque d'enseignants. // ©  plainpicture/dianacoca
La "crise de recrutement" se poursuit en ce qui concerne les enseignants du second degré. Près d'un poste sur cinq reste vacant, essentiellement en allemand, anglais, lettres classiques, lettres modernes et mathématiques.

La crise s'amplifie. Alors que 1.100 postes étaient restés vacants à l'issue du Capes (Certificat d'aptitude au professorat de l'enseignement secondaire) externe 2016, ce chiffre est monté à 1.303 pour la session 2017, selon les résultats publiés début juillet 2017. Cela correspond à près de 18 % des 7.315 postes qui avaient été ouverts au concours externe.

Huit disciplines se retrouvent ainsi avec moins de candidats admis que de postes offerts. C'est en allemand que le pourcentage est le plus important, puisque 220 postes restent vacants sur les 345 ouverts, soit 64 %.

Une autre langue vivante étrangère, l'anglais, est également en souffrance : 847 candidats seulement ont été reçus pour 1.190 postes. La "crise de recrutement" se poursuit également en lettres classiques et en lettres modernes, deux disciplines auxquelles il manque respectivement 145 et 150 postes.

Même constat pour les mathématiques : seuls 1.066 candidats ont été reçus pour 1.440 postes ouverts. Les autres postes vacants se répartissent entre les arts plastiques (37), l'éducation musicale chant choral (33) et le breton (1).


Erwin Canard | Publié le

Vos commentaires (5)

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Jean marc.

C’est bien vrai tout ça ,en fin de carrière je ne peux qu’approuver Camille ,par rapport aux autres fonctionnaires de même rang nous sommes très mal lotis les profs du secondaire ! Je travaille avec d’autres ministères et pour nous aucune passerelle ! Je ne recommencerai pas après 38 ans! Les profs bien lotis ,il y en a mais dans les facs mais chut ....d’autres salaires ,sans inspection et peu d’horaires mais de cela ou bien d’autres fonctionnaires chut Silence

Reignier.

J´approuve entièrement Camille mais je m´accroche encore en pensant aux bons cotés et on verra bien si je tiens!!!!!! Bien cordialement

Camille.

Est-ce étonnant que le métier n'attire plus: Qui rêverait: De subir une/des mutations forcées loin de chez soi et surtout loin de ses proches De galérer pendant 10 ans avant d'enfin pouvoir se fixer dans une région ( je ne parle pas de ville ce serait trop facile...) choisie De se retrouver bien souvent à enseigner dans plusieurs établissements et donc d'avoir à prendre la voiture plusieurs fois par jour, parfois des heures De subir maintes et maintes réformes qui se contredisent les unes les autres ceux-ci sont bien souvent pondues par des gens qui ne connaissent absolument pas le terrain D'avoir étudié jusqu'à obtenir un bac + 5 et d'avoir passé avec succès un concours difficile pour finalement se retrouver avec un salaire qu'un ouvrier sans formation particulière, grâce à son 13e mois ou à ses primes ou encore en faisant quelques heures sup' obtient très facilement. De subir les critiques à longueur d'année des gens qui ne connaissent absolument pas votre travail et qui sans doute ne serait pas capable de l'assumer: vous les profs vous ne bossez que 18h par semaine, vous les profs toujours en vacances, bande de fainéants... De constater que la majorité des gens pensent que l'on ne travaillent réellement que 18h alors que si l'on compte les heures de préparation de cours, de préparation de devoir, des corrections des devoirs, les réunions de plus en plus fréquentes au sein de l'établissement le soir, les réunions parents-professeurs, les réunions lien entre collège et école primaire ou collège et lycée et cetera on dépasse très largement les 35 heures... Et ce sans compter les lapins que nous posent régulièrement les parents qui demandent des rendez-vous Dois-je ajouter le comportement des élèves qui est de plus en plus difficile à gérer ,la discipline qu'il faut faire, voir l'éducation, parfois, et le jugement des parents qui croient plus leurs enfants-rois que les professeurs... Bref avis aux amateurs pour ce métier de rêve...

Camille.

Désolée pour les fautes, n'ayant pas le temps, j'ai utilisé la fonction dictaphone qui n'est pas toujours au top

Anne.

Totalement d'accord avec vous. De l'extérieur les gens ne veulent voir que les soi-disant avantages, mais ils ne sont pas nombreux à passer les concours. Encore faut-il avoir le niveau d'études pour y accéder !

Reignier.

Un beau résumé que j`approuve entièrement (après une première année de stage) Camille mais je m´accroche encore en pensant aux bons cotés et on verra par la suite si je tiens!!! cordialement Katia

Lucie de Peyster.

Oui, c'est vrai tout ça. J'ai un master de Lettres modernes et j'avais pensé à passer le CAPES de lettres mais les profs sont tellement mal payés en France que je suis partie enseigner en Allemagne sans CAPES, et je ne regrette pas !

Esteban PEQUE.

Mazette ! J'enseigne en France avec un CAPES de lettres et un master de FLE. Il est vrai que les enseignants français sont mal payés par rapport à leurs homologues étrangers. Mais en comparant avec d'autres professions publiques en France, on n'est pas si mal loti.

Kexu.

Tournez le problème dans tous les sens que vous voulez, mais le métier n'est pas attractif... Avec la même formation (en mathématiques) , un étudiant peut faire autre chose, sans subir une mutation éloignée (académie de Créteil par exemple) et un salaire insuffisant (qui oblige les jeunes profs à la colocation, difficile de faire autrement en région parisienne par exemple).... Que la société française continue à dénigrer ces "petits profs du secondaire", ces "nantis, privilégiés aux grandes vacances"... et vous n'aurez bientôt plus personne dans les écoles de vos enfants (ou petits-enfants)... A ajouter à la liste des réflexions estivales éventuelles...

Esteban PEQUE.

Bien d'accord avec tout ça. La profession ne fait plus rêver. Comme dirait ma chef, tout le monde comprend, constate, se lamente... mais personne ne fait jamais rien. Ça me rappelle une ancienne ministre qui se gargarisait de chiffres pitoyables sur l'éducation. Mouais.... Qu'ils cherchent là-haut des solutions ou bien qu'ils nous en demandent, on en a !!