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Décès de Philippe Mandry, rédacteur en chef de l'Etudiant

La rédaction
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Philippe Mandry

Philippe Mandry, rédacteur en chef de l'Etudiant, est décédé, mardi 22 août 2017.

Figure du magazine, il était à l'Etudiant depuis 1981. Il avait alors rejoint la rédaction comme "vérificateur d'infos", avant de devenir journaliste puis d'être intégré en 1985. Il a lancé La Lettre de l'Etudiant en 1988, puis a pris en charge la rédaction en chef de l'ensemble des publications à partir de 1994. Il a créé les palmarès des grandes écoles et de nombreux autres classements.

Rédacteur en chef du mensuel, il était le maître d'œuvre de la "cellule data" de la newsroom depuis 2016. Philippe venait de fêter ses 60 ans, le 26 juillet 2017.

L'Etudiant fait part de sa profonde tristesse, adresse ses plus sincères condoléances à sa famille et à ses proches, et tient à rendre hommage à ce journaliste d'exception qui a tant apporté à la rédaction.


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philippe decorde.

j'allais envoyer une invitation pour ST ART à philippe lorsque je vois qu'il n'est plus Triste j'ai vécu avec lui pendant un an en première année d'archi tristes nous ne l'avons jamais été Philippe 0608920123

Dominique C.

Ce n'est que récemment que j'ai appris le décès de Philippe . Je l'ai connu dans une autre vie, qui n'est mentionnée nulle part dans sa biographie. Ce fut l'un des premiers étudiants avec qui j'ai sympathisé à l'école d'Architecture de Strasbourg à la rentrée, en novembre 1975. Nous avions la même culture, autour de la BD (la revue Pilote) et de la science-fiction (genre particulièrement méprisé à l'époque), nous n'étions pas vraiment des amis proches mais de bons camarades étudiants. Déçu par l'enseignement de Strasbourg, il est parti à Paris en troisième année. À son arrivée à Paris, il fut flatté de constater que dans l'annuaire, il se trouvait placé juste avant Nikita Mandryka, le créateur des aventures du Concombre Masqué (les anciens lecteurs de Pilote comprendront) . Au cours des années qui suivirent, je le revis de temps à autres, à Strasbourg ou à Paris car nous avions des amis communs. Un étudiant avec qui il partageait un logement qui lui permit de trouver ce job à l'Étudiant, non pas comme journaliste mais comme coursier (il distribuait des prospectus ou posait des affiches), car cela n'est dit nulle part, Philippe n'a jamais fait d'études de journalisme. La dernière fois que nous nous sommes vus, c'était autour d'un concours d'architecture, vers 1986 ,nous avions passé plusieurs nuits à "gratter" les plans "à l'ancienne" sur des calques au crayon de papier et à l'encre. Il n'avait, comme moi, pas encore pas complètement renoncé à l'architecture, bien que l'essentiel de son activité se passât au journal l'Étudiant. Cette participation à ce concours rencontra d'ailleurs un succès honorable car nous avons été publiés dans une revue d'architecture (L'Architecture d'Aujourd'hui). De loin en loin je jetais un coup d'œil à la revue l'Étudiant, et parcourais ses articles ou éditoriaux dans lesquels je retrouvais son sens de l'humour et du second degré. Je me souviens entre autres du combat qu'il mena avec pugnacité contre le bizuthage dans les grandes écoles. Ses divers ouvrages sur les écoles de commerces m'ont fait alors penser, que comme un certain nombre de mes condisciples, il avait retourné sa veste, mais après avoir lu le témoignage de Sabine (déléguée CGT à l'Étudiant) j'ai vu que je m'étais trompé et qu'il était resté toujours fidèle à ses convictions de jeunesse. je terminerai par une anecdote que montre à la fois son sens de l'humour, sa fidélité, et sa rigueur aussi : À Strasbourg dans les invendus d'une librairie, il avait récupéré une pile de carte postales (assez moches) représentant la cathédrale de Strasbourg, plusieurs années après son départ de Strasbourg, à chaque voyage, il en envoyait une à un ami de de Strasbourg (Philippe D) depuis les destinations les plus diverses... Ainsi, à chaque fois qu'il faisait sa valise, pour Bamako, Varsovie, New-York ... etc ... il mettait une de ces cartes dans sa valise ... Chapeau l'artiste ! Dominique C.

Véronique Radier.

Philippe fut mon amical mentor à l'Etudiant où il m'a appris le métier et où nous avons partagé de bons et mémorables moments pendant 7 ans. Toutes mes pensées à sa famille et à ses proches Véronique Radier journaliste au Nouvel Observateur

Sabine.

Heureusement un ancien collègue m'a prévenue. Philippe faisant partie plutôt de l'encadrement, moi, de mon coté, étant élue du personnel et déléguée syndicale CGT d'abord et SUD ensuite, on a partagé pendant 13 ans les hauts et les bas (plus ça allait, plus vers les bas ...) de l'Étudiant. Un acte que je n'ai pas oublié : Le CE n'ayant plus eu de sous dans la caisse pour aller en justice contre une direction de plus en plus arrogante (on avait déjà tout dépensé dans d'autres bagarres, en formation, aide juridique, etc), nous avons fait appel aux dons des salariés. Tu étais un des très très rares cadres à nous avoir glissé discrètement un billet assez généreux. De la même manière que tu participais "discrètement" à nos assemblées générales et d'autres moments collectifs forts. Forcément c'était "mal vu". Mais ton cœur y était. Chacun sur son chemin, on ne pouvait pas se tromper sur de quel coté ta conviction penchait. Merci Philippe. Même si on s'est perdus de vue depuis, je suis très touchée par ta disparition. Sabine

Florence Lesavre.

Tristesse à l'annonce du départ de Philippe. Philippe a marqué de sa présence journalistique la vie des écoles de commerce et notamment leurs classements. Nous étions en relation depuis 1985, j'étais alors à L'ESC Reims puis à Audencia. Les voyages, sa passion, nous ont donné une occasion tout à fait fortuite et improbable de nous croiser dans le petit village berbère de Tajdight dans le massif du Toubkal. Le coca était ce jour-là salvateur. C'était en août 1999. Que ton voyage continue à être lumineux, Philippe !

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