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#DeleteFacebook : mission impossible pour les étudiants américains ?

Hélène Labriet-Gross
Publié le
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#DeleteFacebook : mission impossible pour les étudiants américains ?
Groupes de travail, évènements organisés par son établissement ou un groupe d'étudiants... Pas si simple d'être étudiant aux États-Unis sans ce réseau social. // ©  Oliver Berg/ZUMA Press/ZUMA/REA
REPÉRÉ DANS LA PRESSE AMÉRICAINE. Embourbé dans le scandale Cambridge Analytica, Facebook doit faire face à la campagne #DeleteFacebook, qui appelle les utilisateurs du réseau social à fermer leur compte. Une démarche pas si facile pour la plupart des étudiants américains, comme le rapporte un article publié sur EdSurge.

D'une simple plate-forme où chacun publie photos et nouvelles, Facebook est devenu un puissant outil éducatif de partage, utilisé tant par les enseignants que par les élèves comme complément aux apprentissages dispensés en classe. Sarah Jackson, professeur d'anglais, préfère utiliser un groupe Facebook plutôt que de communiquer par email pour échanger avec ses étudiants.

Leurs questions et les réponses que le professeur y apporte sont visibles par tous, tandis qu'un échange par email ne bénéficierait qu’à son expéditeur. Les groupes Facebook permettent aussi de partager des informations et d'approfondir ses connaissances : Sarah Jackson y poste des liens en rapport avec les cours, et ses étudiants sont invités à en faire de même.

Sans Facebook, un sentiment "d’exclusion"

Interrogés par EdSurge sur leur rapport aux groupes Facebook, plusieurs étudiants reconnaissent que par bien des aspects, ils sont devenus incontournables et qu'il serait très difficile de ne plus les consulter, car ils participent à la vie étudiante sur le campus et dans les classes. Annalee Barclay, étudiante à l’université de San Diego, a tenté de quitter Facebook pour "se ressourcer mentalement".

Mais les événements organisés par l'université ou par un groupe étudiant qui prévoit des sorties auxquelles elle aime participer sont tous annoncés sur Facebook : pour mettre fin au sentiment d'exclusion induit par la clôture de son compte, elle n’a pas eu d'autre choix que de revenir sur le réseau social.

Facebook a également réussi à s'imposer au sein même des cours : Annalee Barclay utilise le réseau social pour communiquer avec les camarades de classe dont elle n'a pas forcément le numéro de téléphone mais qu’elle peut facilement identifier sur Facebook. Elle peut leur poser des questions, en particulier si elle a manqué un cours.

Des alternatives existent, mais…

Face à cette omniprésence de Facebook, EdSurge rappelle qu'il existe toutefois des alternatives offrant les mêmes fonctionnalités de partage d'informations, sans les mises à jour personnelles. Au primaire et dans le secondaire, Edmodo présente une interface similaire à Facebook, tandis que Remind permet de diffuser les devoirs et d'envoyer des rappels aux élèves.

Dans l'enseignement supérieur, les plate-formes d'apprentissage, telles Blackboard, Canvas and Moodle, remplissent ces fonctions. Ces nouveaux outils ne sont toutefois pas disponibles dans toutes les universités, et la peur de rater une information essentielle balaie toute volonté de quitter Facebook. Annalee Barclay a tenté l'expérience… Deux mois seulement.

L'article d'EdSurge (en anglais)


Hélène Labriet-Gross | Publié le

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