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Groupe Insa : vers une première année commune

Sophie Blitman
Publié le
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INSA - Strasbourg - ingénieur - ©DR
INSA - Strasbourg - ingénieur - ©DR

Le groupe Insa a harmonisé la première année de formation dans ses cinq écoles, de manière à proposer, à partir de la rentrée 2013, un cursus d'ingénieur très généraliste. Une réforme qui vise à favoriser l'autonomie des élèves, mais aussi à accroître la visibilité des écoles.

"Afficher une première année sinon commune, du moins ayant de fortes caractéristiques communes" : telle est la nouveauté mise en place dans les écoles du groupe Insa à partir de la rentrée 2013. L'objectif ? Proposer une formation "très généraliste" permettant aux élèves d'acquérir "les bases scientifiques et techniques" nécessaires à de futurs ingénieurs.

Une manière, aussi, pour ces écoles post-bac, d'affirmer leur différence par rapport aux CPGE (classes préparatoires aux grandes écoles) : "si à Toulouse, la formation était organisée en trois cycles 1+2+2, dans les autres écoles, les deux premières années pouvaient avoir une forte connotation 'prépa'. Or, les étudiants ne viennent pas chez nous pour retrouver le modèle CPGE", explique Marc Renner, directeur de l'Insa Strasbourg et référent, au sein du groupe, pour le recrutement. D'où l'idée d'instaurer une plus grande progression dans le cursus, à partir d'un socle commun de connaissances et de compétences.

75% des crédits ECTS communs

En première année, les cinq écoles auront désormais 75% des crédits ECTS communs, et partageront une liste d'ouvrages de référence sur lesquels s'appuieront les enseignants : outre les livres classiques étudiés dans le supérieur, le groupe souhaite "instaurer une plus grande ouverture, notamment vers des auteurs étrangers", souligne Marc Renner.

Dans cette perspective, l'accent est mis sur des disciplines non scientifiques : les sciences humaines et sociales représenteront 20 à 25% des crédits ECTS, les activités physiques et sportives ainsi que l'anglais seront obligatoires, et les élèves incités à poursuivre l'apprentissage d'une deuxième langue, "en cohérence avec leur projet professionnel", précise Marc Renner.

Accompagner les choix professionnels et l'autonomie des élèves

Pour aider les étudiants à définir leur orientation professionnelle, l'accompagnement individualisé sera généralisé et obligatoire pour tous les élèves, qui devront aussi effectuer un stage de découverte de l'entreprise en fin de première année. En outre, les maquettes incluront "une sensibilisation au monde de l’entreprise et notamment des PME, ainsi qu'à la problématique de l’innovation et à ses enjeux".

La refonte de la première année Insa vise enfin à "favoriser l'autonomie des étudiants", en privilégiant le travail en groupe et par projet aux cours magistraux. "Les enseignements en face-à-face étaient jusque-là de durée variable selon les écoles, mais pouvaient aller jusqu'à 35 heures par semaine, rappelle Marc Renner. Désormais, ils n'excéderont pas 28 heures". Enfin, les élèves seront "fortement incités" à s'investir dans des associations, engagement qui contribue bien souvent à leur formation, aux dires des jeunes comme des recruteurs.

Renforcer la visibilité du groupe

Pour autant, "il ne s'agit pas de faciliter les mouvements d'une école à l'autre", prévient Marc Renner : cela continuera à se faire mais ponctuellement, comme c'est le cas aujourd'hui".

"Nous avons mutualisé les bonnes pratiques de manière à rendre notre offre de formation plus cohérente", résume le directeur. D'un point de vue stratégique, le groupe Insa espère ainsi gagner en visibilité autant au niveau national qu'à l'international.


Sophie Blitman | Publié le

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