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Fusion ENSIB / ENIVL : un sixième INSA sera créé en 2014

Sophie Blitman
Publié le
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ENSIB-ENIVL
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La région Centre se restructure avec la fusion programmée de deux écoles d’ingénieurs : l’Ecole nationale supérieure d'ingénieurs de Bourges (ENSIB) et l’Ecole nationale d’ingénieurs du Val-de-Loire (ENIVL) donneront naissance, le 1er janvier 2014, à un sixième Insa, dénommé Insa Centre Val de Loire. Objectif : renforcer la visibilité des formations d’ingénieurs dans la région et accroître les effectifs étudiants tout en bénéficiant d’une marque forte.

En réflexion depuis un an, le projet de création du nouvel Insa Centre Val-de-Loire (CVL), issu de la fusion de l’ENSI de Bourges et de l’ENI du Val-de-Loire, a été adopté par les conseils d’administration des deux écoles d’ingénieurs. L’établissement unique, directement doté des responsabilités et compétences élargies, devrait officiellement voir le jour le 1er janvier 2014 sous la forme d’un EPCSCP (Etablissement public à caractère scientifique, culturel et professionnel).

Phase de convergence

D’ici là, les deux écoles vont s’attacher à faire converger leurs pratiques et évoluer leurs pédagogies afin de satisfaire au modèle des Insa. La première année sera très généraliste tandis que les spécialités actuelles des écoles vont devenir quatre départements : génie des systèmes industriels, maîtrise des risques industriels, sécurité informatique, ainsi qu’une formation en apprentissage, issue de l’école Hubert Curien de Bourges.

Côté recrutement, si l’ENIVL accueille déjà les élèves au niveau bac, ce n’est pas encore le cas de l’ENSIB, qui va ouvrir un cursus en cinq ans à la rentrée 2012. « Les recrutements postbac devraient monter en puissance progressivement, de manière à sortir pleinement des concours communs polytechniques (CCP) en 2015-2016, en évitant les creux », détaille Joël Allain, directeur de l’ENSIB.

Alors que chacune des écoles compte actuellement environ 500 étudiants, auxquels s’ajoutent les 300 élèves d’Hubert Curien, l’objectif est d’accueillir 1.700 élèves d’ici cinq ou six ans, et probablement 2.000 à l’horizon de dix ans. Une taille qui correspond à celle des autres écoles du réseau Insa.

Gagner en visibilité

« Nous sommes convaincus que l’avenir est aux collaborations et aux regroupements »
Romuald Boné

« Nous sommes convaincus que l’avenir est aux collaborations et aux regroupements », explique Romuald Boné, directeur de l’ENIVL, qui met en avant les « notions de masse critique et de visibilité ». De fait, les rapprochements d’écoles sont légion depuis quelques années , même s’ils ne vont pas toujours jusqu’à la fusion.
Celle qui aboutira à l’Insa CVL devrait permettre, selon les deux actuels directeurs, d’accroître la visibilité aux niveaux national et international, mais aussi la sélectivité des écoles, grâce à l’effet de marque Insa.

Un établissement bi-site en quête d'une identité unique

« Blois ne sera pas une antenne »
Joël Allain

Véritable fusion, le futur Insa CVL sera « un établissement complètement bi-site », souligne Romuald Boné. « Blois ne sera pas une antenne », confirme Joël Allain. Si le siège et les fonctions support (finances, ressources humaines, patrimoine, système d’information) seront installés à Bourges, certains personnels seront en poste à Blois afin d’assurer le suivi au quotidien.

Par ailleurs, les directions des services opérationnels ont été réparties entre les deux villes : direction des études et relations internationales à Blois, direction de la recherche et relations entreprises à Bourges. Avec, là aussi, des personnes chargées de ces missions sur le deuxième site.
« Il s’agit de mutualiser nos services pour assurer un développement en optimisant nos moyens », résume Romuald Boné, qui assure cependant qu’il n’y aura « aucun licenciement. Nous devrions même recruter quelques personnels Biatos et enseignants-chercheurs ».


Ceux-ci seront par ailleurs amenés à faire cours dans les deux villes. Quant aux élèves, ils seront accueillis en première année à Blois, la suite de leur formation dépendant de la spécialité choisie. Enfin, « si une vie étudiante propre animera chacun des campus, il n’y aura qu’une seule association sportive, un seul gala… », précise Joël Allain. Car tel est désormais le principal défi, déterminant pour la réussite du projet : construire une identité commune d’ici deux ans.

Soutien des partenaires régionaux

Au-delà des collectivités territoriales, sans lesquelles un tel projet n’aurait pas pu se faire, « les universités de la région soutiennent le projet de l’Insa CVL, souligne Romuald Boné qui rappelle que le futur Insa sera membre fondateur du PRES Centre Val de Loire. En outre, « tous les personnels volontaires de la faculté des sciences de l’université d’Orléans, implantée à Bourges, pourront intégrer l’Insa CVL », poursuit le directeur de l’ENIVL, qui se réjouit de la simplification du paysage induite par la fusion avec d’un côté l’Insa, et de l’autre, les Polytech de Tours et d’Orléans.

« Cela permet de structurer l’ingénierie dans une région qui souffre d’un déficit d’ingénieurs, eu égard à son poids industriel », insiste Joël Allain, directeur de l’ENSIB. Rappelant que « le Centre est la cinquième région industrielle de France ».


Sophie Blitman | Publié le

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