Loi ESR : les cours en anglais acceptés par l'Assemblée

Olivier Monod
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L'article 2 ouvrant la possibilité aux écoles et universités de donner des cours en anglais a été adopté par l'Assemblée nationale jeudi 23 mai vers midi.

Il focalisait le débat médiatique et aura nécessité plus de deux heures de débats à l'Assemblée. L'article 2 de la loi Enseignement Supérieur et Recherche (loi ESR) a été accepté par les députés. Il autorise les écoles et universités à donner des cours en langue étrangère.

Malgré la virulence de l'opposition, le texte vient surtout donner un cadre juridique à une pratique existante. Ainsi plus de 600 formations en langues étrangères existent déjà sur le territoire. Et d'après une enquête de l'INED, un quart des enseignants-chercheurs ont déjà donné un cours en anglais. Selon la même enquête, 83% des chercheurs estiment que la langue de Shakespeare est la plus utilisée dans leur domaine.

Deux amendements, l'un amené en commission, l'autre en séance publique module l'article initial. Ainsi, les étudiants étrangers devront suivre des cours de français durant leur cursus et leur niveau sera pris en compte pour l'attribution du diplôme. Par ailleurs, il faut remplir "une condition de nécessité pédagogique" pour créer un cursus en langue étrangère. Une condition dont les contours restent flous.

Le MESR obtient la cotutelle de toutes les formations du supérieur
Les députés ont offert à Geneviève Fioraso une petite victoire vis-à-vis de ses collègues du gouvernement. Ils ont voté la cotutelle du MESR sur l'ensemble des formations d'enseignement supérieur. Le MESR sera donc représenté dans les conseils d'administration mais aussi consulté lors de l'accréditation et l'habilitation des différents établissements. Cette proposition était présente dans la première version du projet de loi avant d'être recalée en rencontre interministérielle.

Olivier Monod | Publié le

Vos commentaires (3)

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PGuillaumin.

Merci, Martin, de confirmer mon impression!!! Ce site manipule l'opinion avec des titres et des contenus mensongers. Idem via sa Newsletter quotidienne!! Je l'avais remarqué et signalé moi aussi.... Une façon comme une autre de manipuler les gens crédules. C'est grave. Merci à votre Observatoire qui observe bien!!! :)

Ludovic payard.

Ce qui est triste c'est de s'opposer à une évidence : Depuis des décennies la France n'a rien fait pour maintenir les positions du français dans le monde. Les universités en ont tiré les conséquences depuis10 à 20 ans, et si le parlement en prend acte aujourd'hui, ce n'est qu'une forme d'acceptation de l'autonomie des universités qui date, il faut lui rappeler, de la loi Faure de 1968. En effet, devant la disparition rapide des études de français dans les pays anglophones (faute d'étudiants) et la nécessité d'envoyer, dans ces mêmes pays,de plus en plus d'étudiants dans toutes les disciplines, il n'y avait pas d'autre solution que d'ouvrir les échanges à des étudiants étrangers de toutes disciplines, qui sont nombreux à vouloir étudier en France mais n'ont, le plus souvent, fait que deux ans de français ce qui ne permet pas de suivre les cours. L'expérience montre que ces étudiants, au bout d'un semestre, sont capables de suivre quelques cours en français et qu'une fois dans la vie active, ils cherchent à travailler avec les entreprises françaises. C'est, aujourd'hui, le meilleur moyen de développer l'influence française dans le monde.

Pierre Demers.

Ce vendredi 24 mai 2013. Olivier Monod | Publié le 23.05.2013 à 15H20, mis à jour le 23.05.2013 à 17H40 Article 2 de la loi Fioraso adopté en France: jour de grande tristesse pour les Québécois. "L'article 2 ouvrant la possibilité aux écoles et universités de donner des cours en anglais a été adopté par l'Assemblée nationale jeudi 23 mai vers midi." Pierre Demers physicien président de la LISULF.

martin.

Non, les québécois ne doivent pas être tristes. L'information diffusée su ce blog est tronquée et fausse. Les plus de 600 formations 100 % en anglais existantes restent illégales et, changement important, elles devront s'adapter à la nouvelle législation. Vous trouverez sur le site de l'OEP http://www.observatoireplurilinguisme.eu toutes informations à ce sujet.