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Marc Mézard, président par intérim de PSL

Céline Authemayou
Publié le - Mis à jour le
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La cour de l'Ecole normale supérieure (ENS) à Paris.
Directeur de l'ENS Paris depuis 2012, Marc Mézard prend la présidence par intérim de PSL pour une durée d'un an. // ©  Sophie de Tarlé
Pour remplacer Thierry Coulhon, en passe de rejoindre l'Élysée, le conseil d'administration de PSL a décidé de confier sa présidence à Marc Mézard, actuel directeur de l'ENS Paris. Ce dernier dispose d'un mandat d'un an. Le temps de défendre le projet Idex devant le jury international.

Marc Mézard, directeur de l'ENS-Ulm ©SdeTarléThierry Coulhon allant rejoindre l'Élysée, PSL (Paris Sciences et Lettres) devait se doter d'une nouvelle présidence. C'est désormais chose faite. Mercredi 24 mai 2017, le regroupement parisien a organisé un conseil d'administration extraordinaire, au cours duquel le désormais conseiller du président de la République a démissionné de la présidence de la FCS (fondation de coopération scientifique) PSL. Un vote a ensuite été organisé pour nommer son successeur.

C'est Marc Mézard, directeur de l'ENS Paris depuis avril 2012, qui assurera la fonction de "président par intérim" durant un an, tout en conservant la direction de l'ENS. Il prend, pour le moment, uniquement la tête de la FCS. Thierry Coulhon reste président de la Comue, jusqu'à sa nomination officielle à l'Élysée. PSL précise dans un communiqué qu'il reviendra au recteur chancelier des universités de désigner alors un administrateur provisoire pour la Comue. En sachant que les statuts de cette dernière précisent que les présidences de la Comue et de la FCS sont identiques.

Une présidence par intérim sous le signe de l'Idex

L'objectif, pour PSL, étant de garder une continuité stratégique pour porter le dossier Idex devant le jury international. Un dossier lourd, qui doit permettre au regroupement parisien de décrocher de façon pérenne les dotations de l'initiative d'excellence. En avril 2016, PSL écopait en effet d'une prolongation de dix-huit mois de sa période probatoire, le temps de créer un "nouveau modèle d'université intégrée", attendu par le jury.

Depuis, le dossier avance. Le 31 janvier 2017, les chefs des 22 établissements membres de PSL signaient un accord esquissant les grandes lignes du futur modèle de la Comue. Dans ce texte, rendu public le 15 février 2017, les chefs des établissements membres de PSL actaient un "accord politique", sans proposer de modèle juridique et dessinaient un cadre général, visant à faire du regroupement une "université pérenne, de très haut niveau, visible et dont l'organisation, le fonctionnement et les procédures de décision soient compréhensibles pour des observateurs internationaux".

Le texte a d'ores et déjà été soumis à plusieurs conseils d'établissement. Chimie ParisTech a été la première à voter le projet le 13 février, avant l'EPHE le 27 février, et l'ENS de Marc Mézard le 23 mars. Le 22 mai, c'était au tour de Paris-Dauphine d'affirmer sa volonté de "poursuivre, en tant que membre, sur la voie de la construction de l'Université intégrée Paris Sciences et Lettres, par 23 votes pour, 7 contre et trois blancs".

Le positionnement de l'établissement était particulièrement attendu : au cours des dernières semaines, la feuille de route dévoilée par Thierry Coulhon avait fait l'objet de débats, au sein même du conseil d'administration. Le 2 mai, les membres du comité technique de l'université avaient adopté une motion donnant "à l'unanimité un avis défavorable" sur l'engagement de Paris-Dauphine dans le projet stratégique PSL, en dénonçant "la méthode suivie" tout comme "le modèle de gouvernance" proposé.

Des propositions pour les futurs statuts

Si Paris-Dauphine donne son aval pour le projet, le grand établissement l'assortit tout de même de propositions, "dans la perspective de l'élaboration des futurs statuts de l'Université PSL". Il plaide notamment pour "une construction de PSL fondée sur le principe de subsidiarité" et pour "une définition claire des compétences, pouvoirs et responsabilités des différentes instances du regroupement".

Un exercice d'équilibriste se présente donc à Marc Mézard, qui devra construire un dossier solide tout en respectant les exigences de ses membres les plus éminents. 

Aller plus loin
– Lire la biographie EducPros de Marc Mézard
– Lire la biographie EducPros de Thierry Coulhon

Céline Authemayou | Publié le - Mis à jour le

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