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Philippe Augé à la tête de l'université de Montpellier

De notre correspondant à Montpellier, Guillaume Mollaret
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L'université de Montpellier
L'université de Montpellier // ©  UM2

Philippe Augé vient d'être élu, mardi 6 janvier, président de l'université de Montpellier, née le 1er janvier 2015 de la fusion de Montpellier 1 (droit, médecine) et Montpellier 2 (sciences). Seul candidat en lice, l'ex-président de Montpellier 1 a obtenu 31 voix sur 36. Communication, attractivité, immobilier... Il détaille pour EducPros les chantiers à lancer.

Philippe Auge- Président université de Montpellier 1Quels sont les axes stratégiques de développement de l'université de Montpellier ?

La création d'un établissement se décrète mais sa mise en œuvre s'élabore et se construit. Si la fusion politique et juridique est effectuée, il reste beaucoup à faire pour obtenir un établissement pleinement opérationnel et fonctionnel. Premièrement, nous devons créer une identité commune. Cela passe par une communication adaptée, des actions visibles sous la bannière "UM"... Cela sera sans doute le chantier le plus dur à mener car nos deux établissements avaient leur identité propre.

Ensuite, il nous faut renforcer l'attractivité de l'établissement. Pour les étudiants, l'attractivité passe par des formations nouvelles et transversales, par une évolution des techniques d'enseignement. Pour la recherche, cela passe par la pérennisation de dispositifs, mis en place par l'un ou l'autre des anciens établissements. Par exemple, la poursuite du programme de recrutement des postdocs. Il nous faut aussi travailler sur le régime indemnitaire des IATS. Se pose également la question des conditions matérielles de travail et, sur ce point, la période de quatre ans qui s'ouvre va voir notre patrimoine immobilier considérablement évoluer avec les premières réalisations d'ampleur de l'opération Campus. Dans le même temps, nous devons négocier les opérations immobilières pour le contrat de plan État-Région. L'immobilier, la rénovation, la réhabilitation et la mise aux normes seront une action prioritaire.

Montpellier 3, Perpignan, Nîmes, l'École des mines d'Alès, Montpellier Sup'Agro... Comment comptez-vous collaborer avec ces établissements publics ? Est-il envisageable, ou souhaitable, que certains d'entre eux fusionnent avec vous ?

On entend collaborer avec eux dans le cadre de la Comue, déjà porteuse d'actions. Si certains souhaitent aller plus loin et nous rejoindre... je suis d'accord. Il faut d'ailleurs donner envie de nous rejoindre. Le modèle de cette université n'est pas figé... et nous pouvons intégrer d'autres structures. Je pense qu'à ce jour les établissements que vous évoquez ne sont pas prêts ou ne peuvent pas car ils sont sous une tutelle partagée avec un autre ministère. Mais tout peut évoluer. La porte n'est pas fermée d'autant que nous avons de très bonnes relations avec les autres chefs d'établissement.

Savez-vous dans quelle mesure votre établissement sera touché par les coupes budgétaires annoncées ?

Non, je ne sais pas si notre établissement sera touché par des coupes budgétaires. Je ne suis pas devin... J'attends... Mais il y a des points sur lesquels il faudra être vigilant : la compensation boursière, la compensation du GVT [glissement vieillesse technicité], et les nouvelles contraintes qui pèsent sur nous. Par exemple l'indemnisation à verser pour non-satisfaction de notre seuil de 6% d'agents handicapés.


De notre correspondant à Montpellier, Guillaume Mollaret | Publié le

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Jean-François Dubé.

Nous allons tout faire pour que cette fusion réussisse. En tant que directeur de l'IUT de Nîmes j'y œuvrerai avec mes collaborateurs.