APB 2017 : premier tirage au sort en Paces !

Natacha Lefauconnier
Publié le - Mis à jour le
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APB TAS PACES
Des candidats franciliens ayant choisi la Paces en vœu 1 sont sur liste d'attente. // ©  Capture d'écran
Pour la première fois, un tirage au sort a départagé les candidats franciliens ayant choisi en vœu 1 la Paces sur APB. Une mauvaise surprise pour les 857 recalés, d'autant que Thierry Mandon avait assuré, en avril 2017, qu'il n'y aurait pas besoin de recourir à cette extrémité, du moins pour cette filière.

Pour les candidats APB, le verdict est tombé jeudi 8 juin à 14 heures. Parmi ceux d'Île-de-France ayant choisi en premier vœu la Paces (première année commune aux études de santé), certains ont eu une très mauvaise surprise : ils sont sur liste d'attente.

857 candidats recalés au tirage au sort

Une situation inédite, à laquelle le ministère de l'Éducation nationale pensait pouvoir échapper. En avril 2017, Thierry Mandon, alors secrétaire d'État chargé de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, se voulait rassurant : tous les candidats de l'académie dont le vœu "UFR de santé en IDF" serait placé en première position auraient une proposition d'admission.

En réalité, il y avait 8.507 candidats pour 7.650 places au total (l'Île-de-France compte sept UFR de santé : les candidats savent s'ils sont pris ou non en Paces lors des phases d'admission d'APB, mais ils n'ont leur lieu d'affectation qu'à la mi-juillet, après les résultats du bac).

Il y a donc eu un tirage au sort parmi tous ces candidats. 857 d'entre eux n'ont pas eu de chance et se sont retrouvés sur liste d'attente, d'après les chiffres communiqués par le ministère jeudi 8 juin à 23h30.

Réunion d'urgence au ministère

Devant l'indignation des candidats, de leurs familles, de leurs professeurs et de proviseurs, le ministère a décidé de réagir "sans attendre les phases suivantes d'admission". Frédérique Vidal, ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, "a souhaité rechercher une solution rapide, en lien avec les présidents d’universités et les recteurs concernés", selon le communiqué de presse.

Une réunion se tiendra donc vendredi 9 juin 2017, au ministère, avec l’ensemble des acteurs concernés.

Sonnette d'alarme

Pourtant, depuis plusieurs mois, Frédéric Dardel, président de l’université Paris-Descartes, où se situe l'une des sept UFR de santé, tirait la sonnette d’alarme. "Avec 8.750 vœux 1 en Paces pour 7.600 places, l’Île-de-France a enregistré 400 vœux 1 supplémentaires par rapport à l’an dernier. Dans ces conditions, je ne vois pas comment le ministère peut éviter un tirage au sort", mettait-il en garde avant la fin de la période de classement des vœux.

Avec 40.000 candidats de plus en 2017 par rapport à 2016, et le fait que les candidats en réorientation externe soient désormais traités comme les néobacheliers, il paraissait difficile, en effet, d'éviter le tirage au sort... ce que le ministère a pourtant tenté de faire, avec une astuce technique envoyée la semaine dernière aux universités. Cela n'aura pas suffi.


Natacha Lefauconnier | Publié le - Mis à jour le