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Le succès du bac pro se confirme

Isabelle Dautresme
Publié le
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INFOGRAPHIE. Une voie professionnelle qui attire de plus en plus de candidats et une série technologique en retrait : tels sont les principaux enseignements de la session du bac 2013. 

Deux fois plus nombreux qu’en 2009, les candidats au bac pro, cuvée 2013, ont vu leur taux de réussite à l’examen se stabiliser pour la première fois depuis trois ans. Voilà ce qui ressort d'une note d'information de la DEPP (Direction de l'évaluation, de la prospective et de la performance) publiée en mars 2014. La série technologique, quant à elle, continue de perdre des candidats. Côté bac général, peu de changement : des taux de réussite supérieurs à 90 % et plus de la moitié des candidats décrochent une mention.

Bac pro : des bacheliers plus nombreux 

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Bac techno : la hausse du taux de réussite compense en partie la baisse du nombre de candidats

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Bac général : des taux de réussite records

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Isabelle Dautresme | Publié le

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MAGLIULO.

Ces chiffres confirment une autre tendance, qui est celle de la disparition (ou, en terme plus "soft", de l' effacement) progressive des baccalauréats technologiques, du panorama de l'enseignement secondaire français. Ceci, non seulement du fait de ce que ces chiffres révèlent, à savoir une réduction progressive du nombre d'élèves qui, en fin de seconde, sont orientés en première technologique (alors qu'inversement, les premières générales sont stables et la voie professionnelle voit le nombre des élèves qui entrent en seconde professionnelle augmenter), mais aussi parce que c'est une conséquence logique de deux facteurs qui se conjuguent pour "étrangler" la voie technologique : 1. Les réformes successives des voies technologiques ont progressivement rapproché ces filières des voies générales. En y renforçant la part des enseignements généraux, et corrélativement en réduisant le poids du technologique, les bacs technos sont de moins en moins "techniques", de plus en plus "généraux". C 'est très clair par exemple si on veut bien regarder ce qui a caractérisé la transformation de l'ancien bac G, en bac STG, puis STT, puis STMG. Il en va de même pour les autres bacs technologiques. Il en résulte qu'en fin de seconde, les bacs technos étant de moins en moins technos et de plus en plus généraux, les familles se disent qu'il vaut mieux opter pour l'original (un bac général), plutôt que pour sa pâle copie (un bac techno). 2. La récente réforme de la voie professionnelle a profondément changé les choses, en permettant l'accès au bac pro en trois ans (comme pour les autres bacs) au lieu de quatre auparavant, donc en mettant les filières professionnelles à parité par rapport aux filières technologiques et générales, mais aussi en modifiant les contenus et objectifs de ces filières en les rendant plus polyvalentes, et surtout, en y accroissant le potentiel de poursuite des études dans le supérieur, notamment en vue d'un BTS. Il résulte de cette double tendance une plus grande attractivité des filières professionnelles, qui attirent chaque année des élèves qui, auparavant, seraient allés vers la voie technologique, mais en même temps, une partie de plus en plus importante des élèves qui, les années antérieures auraient demandé la voie technologique, sont attirés par la voie générale. Là est l'étranglement de la voie technologique que j'évoquais auparavant : une double hémoragie vers les bacs pros d'une part, généraux de l'autre. Entre les deux , l'espace offert aux voies technologiques se réduit d'année en année... au point que certains pensent à une fusion des filières technologiques et générales ! Selon moi, à plus ou moins court terme, la voie technologique est condamnée. Ne restera que des enseignements optionnels technologiques dans le cadre des filières générales. Bruno MAGLIULO Animateur du blog de l'orientation : http://conseilsdeclasse.letudiant.fr

REULAND.

A quoi sert-il d'avoir des pourcentages de résultats aux examens fabuleux : les diplômes sont dévalués et les diplômés ne trouvent pas de travail...