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Bretagne - Pays de La Loire : six des sept présidents d'université se prononcent pour une communauté interrégionale

Camille Stromboni
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Université de Nantes - Façade fac de lettres - © Mathieu Oui 2012
Université de Nantes - Façade fac de lettres - © Mathieu Oui 2012

Angers, Nantes, Le Mans, Rennes 1, Rennes 2, Bretagne-Sud. Six présidents d'université ont exprimé leur volonté de faire communauté ensemble, le 19 novembre 2013. Une communication à laquelle n'a pas participé le président de Brest, septième université de ces deux territoires.

"Les présidents des universités d’Angers, de Bretagne-Sud, du Maine, de Nantes, de Rennes 1 et de Rennes 2 affirment leur souhait de structurer une communauté d’universités et établissements (CUE) interrégionale", ont annoncé, par un communiqué en date du 19 novembre 2013, les six présidents concernés.

"Les collaborations qui existent depuis longtemps entre les deux régions dans les domaines de l'enseignement supérieur de la recherche et de la valorisation montrent à l'évidence que la surface scientifiquement pertinente est bi-régionale", indiquent-ils.

"Si nous ne construisons pas ensemble une université du grand Ouest coordonnant l'ESR, au sens de la loi du 22 juillet 2013, nous laisserons passer une opportunité incontournable de développement pour l’Ouest de la France", écrivent les présidents, qui évoquent notamment "l'opportunité d'une réponse commune" aux Investissements d'avenir et pour le programme de recherche européen Horizon 2020.

Brest se dit favorable... avec des réserves

Une prise de position qui compte un grand absent : l'université de Brest. "Je suis séduit par un tel projet et partage l’ambition qui vise à créer une communauté Bretagne Pays de la Loire. Le potentiel est réel, des collaborations existent déjà et les acteurs ont le souhait d’amplifier les rapprochements", assure son président Pascal Olivard, qui se dit pourtant "surpris par ce type de communication, d’autant que nous travaillons à l’échelle interrégionale sur le projet depuis le 19 octobre dernier et que d’autres rendez-vous sont prévus".

Faut-il y aller tout de suite, au risque de déstabiliser les structurations territoriales en cours ? (P.Olivard, UBO)

Avec tout de même plusieurs réserves. "Les bases du projet sont posées. La preuve du concept est là, mais la preuve de faisabilité ne l’est pas encore", juge-t-il.

"Nous devons poursuivre la dynamique collectivement enclenchée et définir ensemble les jalons pour y arriver. Faut-il y aller tout de suite, au risque de déstabiliser les structurations en cours au niveau territorial, ou se donner le temps de la réussite ? La question est ouverte", interroge-t-il.

Lire aussi
- Le communiqué des 6 présidents d'université
- Les billets du blogueur EducPros Pierre Dubois : UBL, UEB, UBO, UBS : danger ! et J’ai mal aux regroupements (6)

La biographie de Pascal Olivard, président de l'université de Brest
La biographie de Jean Peeters, président de l'université de Bretagne Sud
La biographie de Guy Cathelineau, président de l'université Rennes 1
La biographie de Jean-Emile Gombert, président de l'université Rennes 2
La biographie de Jean-Paul Saint-André, président de l'université d'Angers
La biographie de Rachid el Guerjouma, président de l'université du Maine
La biographie d'Olivier Laboux, président de l'université de Nantes

Camille Stromboni | Publié le

Vos commentaires (3)

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barreau.

Bonjour L'objectif est "avoir un IDEX". Ne demandez pas pourquoi ni comment. Lors du précédent IDA, pas d'IEX pour le Nord-Ouest. Raison officiellement avancée : gouvernance peu lisible et pas assez structurée du modèle d'université en réseau alors défendue sur la base de l'axe Brest-Rennes-Nantes (ou en sens inverse). Pour le prochain IDA, il faut donc une gouvernance forte et visible de cet axe : une CUE (puisque dans la loi c'est la structure juridique que l'on appelle couramment université fédérale). Une grande CUE : toutes les universités de Bretagne et Pays de la Loire + des Etablissements. Mais s'il y a une grande CUE avec une grande université ligérienne il faut alors une grande université bretonne dans la grande CUE. Donc il faut fusionner les universités rennaises. La cohérence interne du montage est flagrante. Hélas, dans un monde ouvert il faut aussi avoir égard à la cohérence externe. Quel intérêt ont les IDEX ? Quelle chance qu'il y ait un IDEX pour l'UBL (Université Bretagne-Loire) ? Qui profitera de cet IDEX ? Quelles sont les finalités de ces regroupements ? Quelles sont les missions des universités et établissement concernés dans ce contexte de crise et cette société en mutation ? Aller plus vite et plus nombreux ... vers nulle part sans savoir ce qu'on y fera : ce n'est pas raisonnable. Mais de raison est-il encore question au sein de l'enseignement supérieur français ? J'adresse aux "responsables" concernés mes meilleurs voeux de réussite quelle que soit la voie finalement choisie car leur échec sera aussi le mien, le nôtre. Un membre de l'un de ces CA-chambre d'enregistrement qui devra s'exprimer dans peu de temps sur ce sujet dont on ne l'a, à ce jour, pas informé du tout.

Saint-Bidex.

Il y aurait une liste et les cout des structures créées depuis 10 ans ? Encore un concept, plus fort que les PRES, les CUE, un attrape subvention, et on y met Nantes pour profiter du premier ministre en cours ? Si ces gens étaient sérieux, ils commenceraient par s'appuyer sur un bilan chiffré des borborygmes du ministere de l'enseignement supérieur, un minimum serait les chiffres étudiants par secteurs disciplinaires, leurs emplois, le nombre d'enseignants, de chercheurs, le nombre des personnels administratifs et techniques, les couts de fonctionnement. On devine que c'est un désastre. Puisque c'est ici une opération destinée à guigner quelques financements, il faut que ces gens expliquent aussi ce qu'ils vont en faire. Il y a assez de jeunes dans la rue pour que le citoyen s'en soucie. Niveau de confiance : zéro, sept saints et de la fumée.

un breton.

Selon le blog de P.Dubois, il existe un document de plus de 50 pages sur ce projet, et il devrait être voté courant décembre par les CA. Il apparait que d'ici là, comme pour les appels Idex passés, les personnes autres que le top-5 de chaque établissement ne sera informé de presque rien. Nous supposerons que ce mode de travail est nécessaire à la bonne marche de l'histoire. Ah, excusez moi, je confonds CUE et réponse à un appel à projets. Mais la vie n'est plus qu'appels à projets, en fait, donc confondons.