Newsletter

Gilles Bloch, président de l’Inserm en janvier 2019

Maud Vincent
Publié le
Envoyer cet article à un ami
Gilles Bloch, président de l’Inserm en janvier 2019
// ©  plainpicture Cultura Andrew Brookes
Nommé lundi 26 novembre 2018 en Conseil des ministres, l’actuel président de Paris-Saclay prendra ses fonctions à la tête de l’institut de recherche le 2 janvier 2019.
Gilles Bloch université Paris-Saclay // © UPSaclay

À l'issue de deux auditions menées par l’Assemblée nationale et le Sénat, le Parlement a rendu, jeudi 22 novembre 2018, un avis favorable pour la nomination de Gilles Bloch à la présidence de l’Inserm (Institut national de la santé et de la recherche médicale). Cette proposition a été approuvée par 29 voix sur 35 (6 absentions) par la commission des Affaires culturelles et de l’éducation de l’Assemblée nationale et par 12 voix sur 18 (5 abstentions et 1 contre) par celle du Sénat.

Selon Le quotidien du médecin, lors de ces auditions, Gilles Bloch a esquissé les lignes phares de son projet :
Aller vers une remédicalisation possible de l’Inserm pour attirer plus de profils médicaux dans la recherche. Il aimerait s’appuyer sur l’actuelle réforme des études de santé pour impliquer l’Institut dans la formation des étudiants en médecine.
Mettre la recherche fondamentale au premier plan car elle est le terreau de découvertes médicales majeures même si les financements sont plus difficiles à trouver. La recherche fondamentale est en effet au cœur en effet d’innovations de rupture, essentielles pour mener à bien des plans nationaux majeurs comme le "Plan maladies rares 2018–2022" ou bien encore le "Plan France médecine génomique 2025" qui prévoit la mise en place de plates-formes de séquençage du génome humain. Qui plus est, "les résultats de rupture contribuent à la reconnaissance internationale", a plaidé Gilles Bloch.
Développer davantage l’utilisation des données numériques. Laissant entrevoir à terme une médecine personnalisée et prédictive, la big data doit être plus exploitée. Si Gilles Bloch a rappelé le lancement du Health Data Hub en octobre dernier (centre des données de santé), il a déclaré vouloir "aller plus loin en utilisant notamment les données pré-cliniques […] L’Inserm doit entraîner la communauté biomédicale dans cette voie".
Accroître le financement via une fondation propre pour compenser la forte contrainte sur la subvention d’État à laquelle l’Inserm fait face. La mise en place d’une fondation permettrait de financer certaines grandes actions en santé publique et en prévention. Elle pourrait, pour ce faire, s’appuyer la construction de partenariats avec l’Assurance maladie mais, aussi et surtout, avec des industriels et des grandes mutuelles.

Gilles Bloch succèdera à Yves Levy, mari de la ministre de la Santé Agnès Buzyn, qui a renoncé à briguer un nouveau mandat en raison d’accusation de conflit d’intérêts.

Médecin, docteur en biophysique moléculaire et spécialiste d’imagerie médicale, Gilles Bloch préside depuis 2015 l’université Paris-Saclay, qui regroupe 18 établissements d’enseignement supérieur et dont l’Inserm est un des membres fondateurs.

Lire aussi la biographie EducPros de Gilles Bloch


Maud Vincent | Publié le

Vos commentaires (0)

Nouveau commentaire
Annuler
* Informations obligatoires