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Les universités pourront-elles boucler leur budget 2014 ?

CS
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Université Paul-Valéry Montpellier 3 - Bibliothèque - Avril 2014 CS
Université Paul-Valéry Montpellier 3 - Bibliothèque - Avril 2014 CS

Les universités recevront-elles l'intégralité de leurs dotations 2014 ? C'est l'inquiétude des présidents de fac, qui ont perçu la dernière partie de leur budget de l'année... amputée de 20% ! En plein bras de fer budgétaire, ils pointent la menace de ne plus pouvoir payer leurs salariés en décembre.

"Les universités, comme tous les autres opérateurs de l'Etat, sont actuellement sous le feu de Bercy", écrit Jean-Loup Salzmann aux présidents d'université, dans un courrier électronique daté du 28 octobre 2014. Tandis que la discussion budgétaire débute au Parlement pour 2015, c'est le budget 2014 qui fait réagir le responsable de la CPU (Conférence des présidents d'université).

En effet, le dernier versement de la dotation de l'Etat aux universités, intervenu quelques jours plus tôt, a été amputé... de 20%. Exemple dans son université, Paris 13 : l'agent comptable lui a annoncé que seuls 16 millions d'euros avaient été reçus, contre les 21 millions prévus. "Inacceptable", écrit le président à ses homologues.

La somme manquante promise pour novembre

Cela ne devrait être que temporaire : un versement additionnel doit intervenir en novembre, a assuré le ministère aux universités. "Du jamais vu", souligne Jean-Loup Salzmann, qui appelle à une "extrême vigilance", à l'heure des recherches d'économies supplémentaires pour 2014.

Si ces 20% passaient à la trappe, "ce sont plus des deux tiers des universités qui seraient dans le rouge", alerte Jean-Loup Salzmann. Au-delà de ce risque, ce report va mettre les universités les plus fragiles en grande difficulté pour payer leur salariés en décembre, souligne-t-il.

"Les salaires de décembre doivent être ordonnancés dans les jours qui viennent. Certains établissements, déjà très tendus financièrement, pourraient se trouver dans l'impossibilité technique de le faire, faute de disposer des fonds suffisants", dénonce-t-il.


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Vos commentaires (2)

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Pereg.

Ben tiens! Et quand les dotations 2014 ont été décidées, qui était aux manettes? On demande aux facs de faire des prouesses avec des dotations en chute libre, et en plus elles doivent compenser les erreurs de gestion/anticipation du ministère? On parle d'engagements contractuels, donc une rupture unilatérale est simplement illégale. Ce ministère ne respecte l'autonomie des facs que quand ça l'arrange...

max Headroom.

Ce n'est pas Genevieve Fioraso, qui fait ce qu'elle peut, qui est à incriminer, mais le gouvernement qui a l'époque a décrété l'autonomie des universités sans lui donner les ressources nécessaires pour travailler sereinement...