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Parcoursup : changements du calendrier et des délais de réponse en perspective

Laura Taillandier
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Frédérique Vidal
Pour Frédérique Vidal, "c'est dans la gestion des démissions que se trouve une marge d’accélération de la procédure" Parcoursup. // ©  Hamilton / R.E.A
Le nouveau Parcoursup se précise. La ministre de l'Enseignement supérieur maintient son cap : il n'y aura pas de hiérarchisation des vœux ni à la fin du mois de juillet, ni en phase complémentaire. Les principaux ajustements porteront sur une révision du calendrier de clôture et des délais de réponse.

Après le clap de fin de la première session de Parcoursup, vendredi 21 septembre 2018, l'heure est au bilan. Dans une interview accordée au JDD, la ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche fait ses comptes. "À la clôture de la plate-forme, près de 600.000 candidats ont eu une affectation et moins de 1.000 bacheliers restent encore en accompagnement par les rectorats, parmi eux, seuls quelques dizaines de bacheliers généraux", expose Frédérique Vidal.

Selon le Sgen-CFDT, depuis le lancement de la procédure, environ 28.000 candidats "actifs" auraient saisi la commission d’accès à l'enseignement supérieur, afin d'être affectés. Finalement, 10.000 auraient reçu une proposition et plus de 3.000 l'auraient acceptée.

Quid des 40.000 candidats considérés comme inactifs, mais sans proposition de place ? "Pour la plupart, ces jeunes ont changé de projet, décidé de travailler directement ou d’étudier à l’étranger. Beaucoup ont trouvé une place ailleurs : aujourd’hui, plus de 15 % des formations du supérieur ne sont pas sur Parcoursup", souligne-t-elle, réfutant un départ massif de ces candidats vers le privé.

"La plate-forme a permis à 25.000 bacheliers de plus qu’APB d’obtenir leur affectation, sachant que nous n’avions que 4.000 candidats supplémentaires inscrits par rapport à 2017. Cela n’a donc pas de sens de penser que Parcoursup a poussé les candidats vers le privé !"

La plate-forme a permis à 25.000 bacheliers de plus qu’APB d’obtenir leur affectation. Cela n’a pas de sens de penser que Parcoursup a poussé les candidats vers le privé ! (F. Vidal)

Objectif : mieux gérer les démissions

En revanche, Frédérique Vidal concède la lenteur du processus et axe les améliorations à apporter à la procédure. "Nous réfléchissons à revoir le calendrier de clôture de la plate-forme et les délais de réponse", expose-t-elle.

L'idée de réintroduire une certaine hiérarchisation des vœux est en revanche définitivement écartée. "J’ai interrogé des scientifiques pour voir si cela aurait un impact de hiérarchiser à la fin du mois de juillet ou en phase complémentaire. La réponse est négative.

Le constat est qu’à la toute fin de juillet, 95 % des lycéens ont déjà accepté la proposition correspondant à leur inscription finale", argumente la ministre. Aussi, "mieux vaut travailler sur le calendrier que hiérarchiser les vœux", car "c’est dans la gestion des démissions que se trouve une marge d’accélération de la procédure".


Laura Taillandier | Publié le

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