1. Parcoursup : sans place, quelles options s'offrent encore à vous ?
Décryptage

Parcoursup : sans place, quelles options s'offrent encore à vous ?

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En septembre, il reste encore des places dans le supérieur. On vous aide à les trouver ! // © plainpicture/Maskot/Katja Kircher
En septembre, il reste encore des places dans le supérieur. On vous aide à les trouver ! // © plainpicture/Maskot/Katja Kircher

Parcoursup 2018, c'est fini ! La procédure complémentaire s'est achevée le 21 septembre. Plus de 1.000 candidats actifs seraient encore à la recherche d'une place. Une quête qui pourrait trouver une issue positive puisqu'il reste des disponibilités dans certaines formations. Si vous êtes dans ce cas, suivez nos conseils pour ne pas rester sur le carreau.

La première édition de Parcoursup s'est clôturée ce vendredi 21 septembre 2018. À l'issue de la procédure, vous seriez encore plus de 1.000 candidats à ne pas avoir de place, selon le Sgen-CFDT. Un chiffre qui ne prend en compte que les élèves dits "actifs", c'est-à-dire ceux ayant demandé à être accompagnés par leur rectorat ou qui se sont inscrits en phase complémentaire.

L'heure du bilan !

"Dans les CIO [centres d'information et d'orientation], nous recevons tous les profils : des jeunes qui ont quitté la plate-forme et qui veulent se diriger vers le privé, d'autres qui ont décidé de prendre un boulot avant de retenter leur chance l'an prochain avec un plus sur leur CV…", illustre Frédérique Penavaire, directrice d'un centre d'information et d'orientation et membre du syndicat Snes-FSU.

Pour Gwenaël Surel, proviseur et secrétaire national du syndicat de chefs d'établissement SNPDEN, la situation est néanmoins plus positive que l'an passé avec Admission-postbac. "Il y a beaucoup moins de lycéens sans solution car les candidats se retrouvent davantage dans une formation désirée, observe-t-il. Ceux qui n'ont pas de place sont dans leur grande majorité des bacheliers technologiques et professionnels."

Mais Frédérique Penavaire tempère cette affirmation : "Normalement, avec APB, les jeunes venaient se renseigner en juillet. Ils étaient peu nombreux à être sans solution encore en septembre. À cette période, pour les conseiller, c'est beaucoup plus compliqué…" Mais pas impossible ! Si vous êtes dans ce cas, plusieurs pistes s'offrent encore à vous.

1. Se tourner vers le rectorat

En effet, il vous reste encore une chance d'obtenir une affectation dans le supérieur, car on constate souvent "une petite déperdition" dans le remplissage des formations au cours du mois de septembre. Premier réflexe : solliciter votre rectorat. "Les commissions d'accès à l'enseignement supérieur chargées d'accompagner les candidats sans place vont continuer leur travail après la clôture de la phase complémentaire", assure Franck Loureiro, secrétaire général du Sgen-CFDT. Selon ce syndicat, depuis le lancement de la procédure, environ 28.000 candidats auraient ainsi saisi leur commission afin d'être affectés. 10.000 auraient reçu une proposition et plus de 3.000 l'auraient acceptée.

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À vous de vous signaler auprès de votre académie. Vous aurez encore la possibilité de décrocher une place à l'université, en BTS (brevet de technicien supérieur), voire, dans une moindre mesure, en DUT (diplôme universitaire de technologie). En revanche, vous aurez moins de chance d'en avoir une en classe préparatoire aux grandes écoles, qui ont fait davantage le plein pendant la phase complémentaire.

Et s'il ne reste plus de place en BTS, le rectorat pourra vous proposer une orientation en classe passerelle, qui est en quelque sorte une année de remise à niveau destinée aux bacheliers professionnels souhaitant intégrer une section de technicien supérieur. "Cela permet aux élèves de rester dans le système éducatif et de préparer leur orientation pour l'année suivante", expose Gwenaël Surel. Attention, ces classes ne vous garantiront pas une place en BTS l'an prochain.

2. Frapper à la porte des établissements

N'hésitez pas également à reprendre contact avec votre lycée d’origine. Il pourra vous orienter vers les bonnes personnes. "Nous avons pu aider deux anciens élèves de l'établissement en leur trouvant une place vacante en lien avec le rectorat", illustre Gwenaël Surel.

Même chose pour les établissements du supérieur. Frédérique Penavaire conseille aux jeunes avec un bon dossier de se tourner vers les universités. "Ces dernières ont toujours accueilli des étudiants en cours de semestre. Il ne faut pas hésiter à contacter le service de scolarité des établissements", abonde Franck Loureiro.

Pensez aussi aux formations qui recrutent hors Parcoursup. Certaines écoles privées n'ont pas fait le plein. Notez néanmoins que beaucoup d'entre elles sont payantes…

3. Penser rentrée décalée

Un large panel de formations proposent une rentrée décalée, y compris les BTS. C'est le cas par exemple du BTS management des unités commerciales avec une rentrée en février à ENIAC Savigny-sur-Orge ou la mention europlastics et composites, option pilotage et optimisation de la production au lycée Val-de-Garonne à Marmande.

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On peut également citer l'école de commerce ICD, qui organise pour la première fois une rentrée décalée fin novembre 2018 pour une trentaine d'étudiants. "Jusqu'à présent, nous faisions notre rentrée décalée en janvier. Mais nous avons constaté que beaucoup de jeunes arrêtaient un cursus qui ne leur plaisait pas dès mi-octobre", explique Benoît Aubert, directeur de l'ICD Paris. Une option intéressante pour les candidats toujours en quête de formation… mais synonyme de rythme intensif. "Les cours sont un peu plus longs. Les élèves peuvent avoir classe plus tard, le soir ou le samedi. Mais finalement, ils rattraperont leur retard dès février et pourront alors rejoindre le reste de la promotion", détaille Benoît Aubert.

4. L'option de l'alternance ou de l'apprentissage

Titulaire d'un baccalauréat professionnel, vous pouvez vous rapprocher des Greta, conseille Frédérique Penavaire. Ces organismes spécialisés dans la formation continue des adultes peuvent aussi vous permettre de trouver une formation en alternance ou un contrat de professionnalisation, sous réserve d'avoir un employeur. De même, il est toujours intéressant de contacter les CFA (centres de formation des apprentis). Côté entreprises, les besoins augmentent dans l'industrie, les services ou le BTP.

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Les trois CFA du béton (UNICEM) proposent par exemple en octobre 2018, à Paris, quelque 100 contrats en alternance. Les CFA de la Chambre de commerce et d'industrie de Paris ont également un certain nombre de places encore disponibles. Bon à savoir : à partir de janvier 2019, vous aurez la possibilité de rentrer en apprentissage toute l’année et de faire valoir vos acquis pour raccourcir la durée de votre formation. Ainsi, un bachelier ne fera pas son CAP en deux ou trois ans comme un élève de 3e, mais en huit ou neuf mois.

5. Contester un refus d'admission

Si vous n'êtes pas satisfait à l'issue de la procédure Parcoursup, vous avez également le droit de demander aux formations les raisons de leur refus. Puis de le contester devant le tribunal administratif. Attention : cette procédure est longue et sans garantie d'issue positive.

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6. Faire un break pour valoriser son CV

Vous pouvez envisager un break à l’étranger. Vous pouvez par exemple tenter d'obtenir un PVT (permis vacances travail) pour visiter des pays comme le Brésil ou l'Australie, tout en travaillant pour financer votre voyage. Si ces expériences sont un plus sur le CV, néanmoins elles ne conviennent pas à tout le monde. Une solution intermédiaire : envisager des études à l’étranger directement après le bac. Une bonne option mais attention : les dossiers se préparent largement plus d’un an à l’avance !