Exclusif. Faroudja Bouchentouf (ICD) : "le programme Grande école est le cœur de notre réacteur"

Agnès Millet
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Exclusif. Faroudja Bouchentouf (ICD) : "le programme Grande école est le cœur de notre réacteur"
Le campus de l'ICD à Paris. // ©  photo fournie par l'établissement
EXCLUSIF. Nommée en septembre 2021 à la tête de l'ICD business school, l'école de commerce du groupe IGS, Faroudja Bouchentouf dévoile à EducPros son projet. Dans la continuité du plan stratégique 2021-2025, la nouvelle directrice veut miser sur l'international, l'apprentissage et la recherche.

Vous avez pris la direction de l'ICD business school, école post-bac du groupe IGS, à la rentrée 2021. Comment avez-vous construit votre parcours jusqu'à ce poste ?

 // © photo fournie par l'établissement

Je suis diplômée d’études de littérature et civilisation britannique et américaine et titulaire d’un Master of Science en entrepreneuriat. Mon histoire avec le groupe IGS commence en 1999, quand j'y suis entrée comme formatrice.

J'ai également été intervenante, puis responsable de formations dans le domaine du commerce. Ensuite, j'ai été nommée directrice d’activités au sein du CFA IGS. À ce titre, j'étais impliquée dans des formations de l'ICD business school.

Patricia Hart, qui occupait ce poste avant vous, était arrivée en septembre 2019. Avant elle, Benoit Aubert a occupé ce poste moins de trois ans. Comment expliquer ce "turn over" ?

La question est légitime, mais leur départ répond à leurs aspirations personnelles, plus internationales. J'incarne peut-être une ambition différente pour l'ICD : celle de porter la mission de l'école, dans un secteur du commerce en totale métamorphose, où nous avons un rôle à jouer.

En me nommant, le groupe a voulu promouvoir les forces internes. Ce poste s'inscrit dans la continuité de mon parcours : je connais les équipes et les valeurs de l'école, dans lesquelles je me retrouve.

Allez-vous poursuivre la mise en œuvre du plan stratégique 2021–2025 ?

En effet, puisque j'avais participé à la construction de ce plan, en cours de déploiement. Ainsi, la nouvelle maquette des cinq années du programme grande école (PGE) s'applique depuis la rentrée 2021.

Par ailleurs, nous poursuivrons nos recrutements en propre pour la session 2022, via notre concours et Parcoursup, après la suppression du concours Team. Nous allons aussi développer les admissions parallèles, notamment pour nourrir l'apprentissage qui sera désormais proposé, dès la 4e année, dans toutes les spécialisations.

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Quelle est la pédagogie mise en œuvre pour ce PGE ?

Les équipes de digital learning de l'IGS ont développé une pédagogie adaptée au distanciel, mêlant synchrone et asynchrone, en classe inversée. Guidés par une feuille de route, les étudiants visionnent différentes séquences vidéo, en amont du cours. Celui-ci est dédié à la pratique, entre pairs, en mode projet. Des quiz et le tutorat maintiennent l'attention.

Pour 2026, nous visons une croissance à 1.300 étudiants du PGE

Le PGE est le cœur de notre réacteur. Sur nos 1.700 étudiants, répartis entre Paris et Toulouse, 1.000 élèves suivent ce programme. Pour 2026, nous visons une croissance à 1.300 étudiants. Cela s'accompagnera du recrutement de deux enseignants-chercheurs par an. Nous étofferons aussi notre portefeuille de bachelors, MBA et MSc.

Vous souhaitez également attirer les élèves internationaux ?

Nous comptons 370 étudiants internationaux et 17 élèves en échange, au sein d'un MSc conçu pour les accueillir. Forts de notre label Bienvenue en France, nous voulons accueillir plus d'internationaux. La 3e année reste en anglais pour tous. Et, depuis la rentrée 2021, il est possible de faire la 2e année en anglais. Pour proposer un cycle post-bac complet, nous envisageons d'ouvrir l'English Track en 1re année, en 2023.

Dans le cadre des doubles diplômes, nous voulons aussi nous rapprocher de notre demi-douzaine de partenaires privilégiés, afin d'accueillir 35 étudiants par établissement, et suivre ainsi un modèle d'équilibre dans les échanges.

Pour proposer un cycle post-bac complet, nous envisageons d'ouvrir l'English Track en 1re année, en 2023.

De plus, à la rentrée 2022, nos étudiants pourront partir en double diplôme dès la 4e année.

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Dans votre feuille de route, quelle place souhaitez-vous donner à la recherche ?

C'est un de nos axes stratégiques. Nous venons de structurer un Institut prospectif des métiers du commerce, qui sera inauguré en mars.

Des experts travaillent déjà sur la question des compétences et des métiers de demain, en lien avec trois thématiques (big data et IA, RSE ainsi que management et intra/entrepreneuriat). Avec une nouveauté : nous impliquons nos étudiants dans ces travaux.

Où en est la démarche de labellisation EPAS ?

Après l'audit de novembre, nous aurons un retour d'ici quelques semaines. Quel qu'il soit, cela nous a permis de porter un projet fédérateur, dont est issu la refonte du PGE. Depuis la rentrée, nous nous sommes organisés en pôles thématiques, assortis d'un pôle recherche et deux pôles transversaux : humanités et RSE.

Des comités académiques se réunissent deux fois par an pour faire évoluer les maquettes, en se nourrissant des retours des experts, des étudiants et des diplômés.

Retrouvez la biographie EducPros de Faroudja Bouchentouf


Agnès Millet | Publié le