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J-C. Hauguel : "L'ISC Paris doit travailler son attractivité auprès des classes prépas"

Dahvia Ouadia
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ISC Paris, école de management
L'ISC Paris veut axer son développement sur l'internationalisation et la formation continue. // ©  R-P RIBIERE
Jean-Christophe Hauguel a pris la direction de l'ISC Paris le 2 septembre 2019. Parmi ses missions, il identifie deux axes majeurs : l'internationalisation et le développement de la formation continue. Il aura aussi pour projet de rendre plus attractive l'école auprès des classes préparatoires, notamment via la refonte du programme phare, le PGE.

Vous êtes arrivé le 2 septembre à l’ISC Paris, quels sont les axes de votre feuille de route ?

J’ai pour mission de consolider les fondamentaux de l’école sur les politiques d’excellence, d’accréditation, de développement du corps professoral, de la recherche, sur les marchés classiques : prépa, AST et bachelor. Par ailleurs, nous avons identifié deux axes de diversification : l’international et la formation continue et professionnelle.

A l’international, quels sont vos chantiers ?

J’ai pour projet de développer l’internationalisation de l’école à travers la mise en place de partenariats internationaux ambitieux pour mener ensemble des projets globaux sur des aspects de recherche, de doubles diplômes, de programmes communs.

J’ai également à cœur de développer l’internationalisation de la faculté et de la marque pour être performant dans des classements internationaux du type du Financial Times.

Lire aussi : Avec l'AACSB, une première accréditation pour l'ISC Paris

Avez-vous défini des régions cibles ?

Oui, nous voulons développer les échanges avec des pays d’Europe de l’est, d’Asie, du Moyen-Orient et du Maghreb, notamment. Nous avons aussi déjà lancé des collaborations en Russie avec des MSc et en Chine avec des DBA et des MBA. Ils sont en cours de déploiement.

Par ailleurs, nous voulons faire venir davantage d’étudiants internationaux. L’ISC Paris reçoit plus d’étudiants internationaux qu’elle n’en envoie. Nous avons cette tradition d’accueil que ce soit sous la forme d’échange au semestre ou en double diplôme, il existe différentes formules pour venir étudier à l’école.

Nous voulons aussi faire venir plus de profils expérimentés et allons développer des séminaires pour des profils MBA internationaux.

Votre deuxième chantier concerne la formation continue et professionnelle. Quelle est votre ambition ?

Nous avons un gros travail à fournir sur ce segment où l’ISC Paris est absente. Nous devons innover et aller vers de nouveaux programmes à destination d’un public professionnel. L’idée est de développer une gamme de formation continue assez large pour répondre aux besoins de formation dans les entreprises.

Nous devons innover et aller vers de nouveaux programmes à destination d'un public professionnel. L'idée est de développer une gamme de formation continue assez large.

Je souhaite ainsi développer de nouveaux programmes allant de certificats de compétences sur des thématiques d’expertises de l’école, comme l’innovation et les systèmes numériques ou la finance d’entreprise jusqu’à des programmes diplômants, notamment le programme grande école (PGE) proposé en formation continue. Nous allons aussi proposer des conférences pour les entreprises

Concernant votre programme grande école (PGE), l’ISC n’a pas rempli sur le Sigem l’an passé. Comment expliquez-vous cela ?

Effectivement en 2018, nous avions ouvert 125 places et avons accueilli 75 étudiants de prépa. Il nous manque une cinquantaine d’étudiants sur le PGE ce qui représente un manque réel.

De fait, nous avons constaté une hausse importante du nombre de places ouvertes par les écoles de haut de tableau ce qui a représenté un vrai manque à gagner pour de nombreuses écoles de milieu de tableau, dont l’ISC, pour remplir.

Qu’allez-vous faire pour remonter la pente ?

Je suis président du Sigem et en tant que tel, j'ai une bonne connaissance de la cible étudiants de CPGE. Il est primordial pour notre école de recruter les bons étudiants de classes préparatoires et on espère repartir dès cette année sur de bonnes bases en augmentant la sélectivité. L’ISC est une école très réactive pour les étudiants de prépa de milieux de tableau.

C’est aussi une école avec un programme attractif qui compte de nombreuses entreprises étudiantes, ce qui, pour des classes prépa, peut être décisif. L’approche de learning by doing est vraiment différentiante selon moi.

Lire aussi : Pour se développer, l'ISC Paris mise sur la mutualisation

Nous devons aussi travailler notre projet d’école et notre attractivité auprès des classes prépas. Pour ce faire, nous travaillons à la refonte complète du PGE pour la prochaine rentrée et avons recruté une nouvelle directrice des graduate programmes dont la Grande école, Julia Guinchard-Nascimento, qui doit travailler à cette refonte pour début 2020.

Nous devons aussi aller davantage à la rencontre des étudiants de CPGE, mais aussi des prescripteurs, professeurs et parents notamment ; dans les forums, sur les salons, lors de journées portes ouvertes ; pour montrer ce que l’on fait.

L'ISC Paris organise un concours indépendant. Souhaitez-vous intégrer une banque de concours ?

Nous y réfléchissons mais rien n’est défini.

Il s’agit de votre premier poste en tant que DG d’école. Qu’est-ce qui, selon vous, a été déterminant pour que le choix se porte sur votre profil ?

Je ne peux pas parler à la place de mes recruteurs mais je pense qu’ils ont apprécié le fait d’avoir un profil stable qui s’inscrit dans le temps et une personne qui connaît bien les business schools. J’ai été pendant longtemps à l’EM Normandie, une école qui a beaucoup progressé et dans laquelle j’occupais le poste de DGA, soit un poste clé.

Par ailleurs, je me suis toujours beaucoup intéressé à l’environnement des business schools que ce soit en tant que président du Sigem actuellement, mais j’ai aussi été VP d’Atout +3 par exemple.

Tous les éléments montrent, je le pense, mon intérêt pour cet univers et mon intérêt pour des projets qui fédèrent et qui permettent aux écoles de travailler en compétition et en coopération.


Dahvia Ouadia | Publié le

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Global.

Il y avait 3800 candidats prépas en 1992, l´ISC se déploie et elle y arrivera

Thomas.

Avec 75 candidats pour 125 places, l'ISC fait partie des petites écoles qui feraient mieux d'abandonner la filière "prépa", tout simplement...