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Budget 2019 : 123 millions d'euros pour le plan étudiant

Laura Taillandier
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Le rapport du Cgefi est attendu pour le 15 avril 2015
Le budget du ministère de l'Enseignement supérieur s'élèvera à 25,1 milliards d'euros en 2019, selon le projet de loi de finances. // ©  Xavier Popy / R.E.A
Le ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche verra bien son budget augmenter de 549 millions d'euros en 2019. Le projet de loi de finances prévoit une enveloppe de 123 millions d'euros pour la mise en œuvre du Plan étudiants.

Selon le projet de loi de finances présenté en Conseil des ministres, lundi 24 septembre 2018, 123 millions d'euros seront consacrés à la mise en œuvre du Plan étudiants en 2019. Une enveloppe comprenant l'extension en année pleine et la poursuite de trois mesures : la création de nouvelles places, l'accompagnement des parcours adaptés et la reconnaissance de l'investissement des personnels.

Au total, le budget du ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche s'élèvera à 25,1 milliards d'euros, soit une hausse de 549 millions d'euros par rapport à l'an dernier.

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173 millions d'euros de plus pour le sup et la vie étudiante

Sur ce budget, 16,3 milliards d'euros visent l'enseignement supérieur et la vie étudiante, soit une augmentation de 173 millions d'euros.

Budget au PLF 2019 Variation par rapport à 2018
Programme 150 – Formations supérieures et recherche universitaire 13,6 milliards d'euros + 166 millions d'euros (hors dégel dérogatoire de 40 millions)
Programme 231 - Vie étudiante 2,7 milliards + 7 millions
Programme 172 – Recherches scientifiques et technologiques pluridisciplinaires 6,9 milliards + 171 millions
Programme 193 – Recherche spatiale 1,8 milliard + 205 millions d'euros

Cette augmentation de 173 millions d'euros devra notamment venir financer le GVT (glissement vieillesse-technicité), la contribution sociale généralisée, ou encore la poursuite du PPCR (parcours professionnels, carrières et rémunérations).

En revanche, le budget consacré à l'Arpe (Aide à la recherche d'un premier emploi) n'est pas compris dans ces crédits: une nouvelle dotation "d'une trentaine de millions d'euros" viendra financer un nouveau fonds d'aide à la mobilité. "L'objectif est que nous puissions présenter ce dispositif d'aide à la mobilité au plus tôt aux étudiants, dès l'élaboration de leur projet", souligne-t-on dans l'entourage de la ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche.

Le PLF 2019 prévoit également un budget de 1,05 milliard d'euros au titre des investissements d'avenir, dont 20 % consacrés au programme 421 "Soutien des progrès de l'enseignement supérieur et de la recherche".

Pas de suppression d'emplois

Si le projet de loi de finances prévoit une baisse du schéma d'emplois de la Mires (Mission interministrérielle de la recherche et de l'enseignement supérieur) et de ses opérateurs, elle ne concerne pas le périmètre du ministère, assure-t-on Rue Descartes, sans donner plus de détails.

Pour la ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, ce budget alloué aux établissements permettra de financer au moins 800 emplois d’enseignants-chercheurs sur les années 2018 et 2019. "Les universités sont autonomes et elles prendront leurs responsabilités, mais les moyens sont là", a estimé Frédérique Vidal dans les colonnes du "JDD" dimanche 23 septembre 2018.

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De leur côté, les organisations syndicales sont plus dubitatives. "Combien restera-t-il de budget après avoir financé les revalorisations dans le cadre du PPCR ? Quel est-il prévu pour revaloriser le point d'indice, l'accueil des étudiants supplémentaires, la création des 135.000 parcours adaptés identifiés et le recrutement des directeurs d'études ?" interroge Hervé Christofol, le secrétaire général du Snesup-FSU.

Du point de vue de l'organisation étudiante la Fage, cette annonce reste "positive" mais bien en deçà de la hausse de 1 milliard d'euros réclamé par de nombreux acteurs de l'enseignement supérieur.

Budget de l'Éducation nationale : en hausse, malgré des postes en moins

Le budget de l'Éducation nationale 2019 sera de 51,7 milliards d'euros, soit le premier budget du pays. Il se décompose ainsi : 51,1 milliards d'euros pour l'enseignement scolaire et 614 millions d'euros pour la jeunesse et la vie associative. Il est en hausse de 861 millions d'euros par rapport à 2018.
Néanmoins, dans le même temps, ce budget prévoit la suppression de 1.813 postes.
Si le premier degré se voit attribuer 1.800 postes supplémentaires, le second degré perdra, lui, 2.650 postes, qui devraient être compensés par une augmentation des heures supplémentaires. Quant à l'enseignement privé, il s'apprête, lui, à perdre 550 postes. À noter également, la suppression de 400 postes administratifs, ainsi que 13 postes au sein des opérateurs nationaux rattachés au ministère (Cned, Onisep, Canopé, etc.).


Laura Taillandier | Publié le

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