Crise à l'université de Versailles-Saint-Quentin : toujours pas de budget

Camille Stromboni
Publié le
Envoyer cet article à un ami
Bâtiment Vauban-Guyancourt - université de Versailles-Saint-Quentin - ©S. Blitman
Bâtiment Vauban-Guyancourt - université de Versailles-Saint-Quentin - ©S. Blitman
Le scénario se répète à l'université de Versailles-Saint-Quentin en Yvelines. Le même budget qu'en janvier, en déséquilibre de 5,2 millions d'euros, a été présenté devant son conseil d'administration le 14 février 2014. Prochaine échéance : le 1er mars. Reste à définir la "subvention remboursable" qui sera allouée par le ministère à l'établissement.

La crise financière à l'université de Versailles-Saint-Quentin en Yvelines se poursuit. Le budget présenté lors du conseil d'administration du 14 février 2014 demeure en déséquilibre de 5,2 millions d'euros de fonctionnement, comme celui présenté le mois précédent par l'établissement.

"Le budget présenté lors du CA du 14 janvier comportait déjà des efforts importants, consentis dans le cadre du plan de retour à l'équilibre (baisse de la masse salariale, maîtrise des heures complémentaires d'enseignement, réduction des dépenses de fonctionnement)", invoque l'université dans un communiqué.

Le montant du soutien du ministère en attente

Résultat : après ces deux présentations en déséquilibre (janvier et février), ce sera désormais au recteur d'établir le budget d'ici le 1er mars, indique le ministère, bien que l'ordonnateur demeure l'établissement.

Nous ne pouvons pas définir la subvention tant que nous ne connaissons pas le niveau du fonds de roulement de l'université (MESR)

Que va-t-il se passer jusqu'à cette échéance ? "Plusieurs réunions de concertation entre tous les acteurs sont prévues dans les prochains jours", indique l'université. En discussion : la somme que le ministère va attribuer à l'établissement pour boucler ce budget 2014, sous la forme d'une subvention exceptionnelle remboursable, de la même manière qu'en décembre 2013, où celle-ci représentait 800.000 euros.

"Nous ne pouvons pas définir ce montant tant que nous ne connaissons pas le niveau du fonds de roulement de l'université aujourd'hui, justifie un responsable du ministère. Nous avons toujours dit que nous assurions la continuité de l'activité, c'est-à-dire de la trésorerie. C'est ce que nous faisons. Le budget présenté ne devrait d'ailleurs pas connaître de grands changements, seulement quelques ajustements à la marge. Mais nous avons besoin qu'il soit véritablement documenté, par exemple avec une consolidation au niveau central des tableaux des flux d'entrées et sorties de personnels, ou encore avec une vision pluriannuelle sur les investissements."

En parallèle se poursuit l'audit approfondi mené par l'IGAENR (Inspection générale de l'administration de l'éducation nationale et de la recherche) depuis début février, et qui devrait rendre ses conclusions d'ici la fin mars.

Lire aussi
Le billet de Pierre Dubois : Budget rectoral pour Versailles ?
Le billet de Ghislain Bourdilleau : UVSQ : l’impact de la crise, l’impact sur la marque

Camille Stromboni | Publié le