ESCP BS rénove son programme phare pour répondre aux enjeux de demain

Dahvia Ouadia
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ESCP Europe, campus de Paris
Le campus parisien de l'ESCP Business School, qui rénove dès la rentrée 2020 son programme grande école. // ©  ESCP Europe
Alors que la France amorce son déconfinement, ESCP Business School annonce la refonte de son programme phare, le master in management. Mis en place à la rentrée 2020, le programme grande école nouvelle formule proposera des spécialisations dès la deuxième année pour être en phase avec les besoins des entreprises mais aussi avec les évolutions du monde.

ESCP Business School ne connaît pas la crise. La nouvelle formule du programme grande école d’ESCP Business School, son master in management, verra le jour à la rentrée 2020. Ce programme phare pour l'école parisienne arrive au terme d'une réforme qui a débuté il y a deux ans.

Les parties prenantes associées à la refonte

La refonte a pour ambition de "mettre en phase le PGE avec les attentes de nos parties prenantes, les entreprises et les étudiants", explique Léon Laulusa, directeur général adjoint d'ESCP BS : "nous avons créé deux groupes de travail, l’un avec les entreprises partenaires et l’autre avec nos étudiants".

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Les entreprises partenaires ont de leur côté pu évoquer ce qui manque aux étudiants d’ESCP BS quand ils intègrent une entreprise. Tandis que les étudiants ont été sondés sur ce qui leur plaisait ou non dans le programme, ce qui leur manquait pour faire évoluer l’ensemble.

"Ce qui est ressorti c’est que les entreprises ont besoin de spécialistes, or nous formons des généralistes du management. Nous avons donc décidé d’intégrer des spécialités plus tôt dans le programme mais sans rogner sur la partie généraliste qui nous semble primordiale", estime Cécile Kharoubi, directrice académique du MiM.

Un programme qui "prépare le futur"

L’école veut aussi proposer un programme qui "prépare le futur" et qui réponde aux enjeux globaux comme le réchauffement climatique, la mondialisation 4.0… tout comme aux crises.

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"Les crises sont de plus en plus récurrentes, il est difficile de dire quels sont les métiers qui existeront dans cinq ou dix ans. Par ailleurs, nous en sommes à la quatrième révolution industrielle fondée sur la cyberphysique – système embarqué autonome qui allie les données de l’intelligence artificielle, les datas, etc.-, nous devons nous adapter", estime Léon Laulusa.

Concernant la crise sanitaire actuelle, l’équipe se veut rassurante : "même si cette crise nous a pris au dépourvu, nous avons eu la chance d’avoir des collègues et des étudiants qui ont su se mobiliser très rapidement. Côté contenu, des évolutions sont à attendre, nous pourrons notamment faire profiter de notre expertise en gestion de crise", estime Cécile Kharoubi.

Pour Léon Laulusa, l’école a même su anticiper la crise : "nos programmes de spécialités sont déjà en phase avec ce que nous voulons faire. Par ailleurs, avec le Covid-19, nous allons accélérer le modèle de cours à distance que nous avions déjà initié." L’école veut accélérer le modèle ‘d’experiential learning’ fondée sur la création de BSPOC (business small private online courses) pour avoir des cours spécifiques en ligne ; des distant learning en live pour s’assurer que les élèves maîtrisent les concepts ; mais aussi des tutoriels à distance en petits groupes pour comprendre les concepts et les appliquer.

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Renforcer les spécialisations

ESCP Business School maintient des enseignements obligatoires, le socle de fondamentaux du management, puis dès la deuxième année, les étudiants auront la possibilité de suivre une spécialité. En troisième année, ils pourront renforcer leur spécialisation en choisissant une ou deux autres spécialités dans la même thématique, ou bien changer de voie avec deux spécialités sans lien avec celle choisie en deuxième année.

"Nous avions déjà des spécialisations obligatoires en master 2. Cette année nous allons les ouvrir en master 1. Nous avons en tout 58 spécialisations dont 28 nouvelles. Nous avons aussi développé des doubles diplômes avec des partenaires sur des sujets pour lesquels nous n'avons pas l’expertise", précise Cécile Kharoubi.

Les nouvelles spécialisations sont focalisées sur de nouvelles thématiques dont la datascience, l’IA ou encore la robotisation mais aussi la transition écologique, le développement durable ou la RSE. Objectif : renforcer les doubles compétences des étudiants avec une hybridation des spécialisations. "Les spécialisations répondent aux enjeux de demain, que ce soit en matière de développement durable ou en matière de technologie", conclut Léon Laulusa.


Dahvia Ouadia | Publié le

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