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HEC Paris fait un premier pas en direction de l'Institut polytechnique de Paris

Youness Rhounna
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Jeudi 21 février 2019, HEC Paris et les cinq écoles fondatrices de l’Institut Polytechnique de Paris ont officialisé leur coopération.
Jeudi 21 février 2019, HEC Paris et les cinq écoles fondatrices de l’Institut Polytechnique de Paris ont officialisé leur coopération. // ©  École polytechnique – J.Barande.
Jeudi 21 février 2019, l'Institut polytechnique de Paris, issu du regroupement de Polytechnique, l'Ensta ParisTech, l'ENSAE, Telecom ParisTech et Telecom SudParis, a annoncé la signature d'un texte de coopération avec HEC, qui donnera lieu, entre autres, à la création d'une école doctorale unique et à la création de titres académiques communs.

Qui a dit qu'HEC et l'École polytechnique se détestaient ? Jeudi 21 février 2019, l'Institut polytechnique Paris (ex-NewUni, regroupant sur le plateau de Saclay Polytechnique, l'Ensta ParisTech, l'ENSAE, Telecom ParisTech et Telecom SudParis) et l’École des hautes études commerciales (HEC) de Paris ont signé leur convention d'association.

Peter Todd, directeur d'HEC, et Éric Labaye, directeur de l'X également mandataire de l'Institut polytechnique de Paris, ont officialisé ce rapprochement qualifié "d'historique" à l'hôtel Le Marois, temple des alumnis de l'école commerciale, pile deux semaines après la révélation de la nouvelle marque IP Paris venue remplacer NewUni.

Les écoles se fédèrent

Signée par les quatre autres directeurs et représentant des composantes de l'IP Paris, cette convention s'inscrit dans le jeu des rapprochements d'établissements, à l'image de l'université Paris-Saclay, qui, deux jours avant, communiquaient sur ses ambitions, mais côté grandes écoles cette fois.

Quelques principes ont présidé à la concrétisation de ce point d'étape, mis sur papier autour de la technologie, pour les écoles d'ingénieurs, et de "l'Innovation Business" pour HEC. Cette dernière sera ainsi partie prenante de la future école doctorale de l'IP Paris, qui devrait ouvrir à la rentrée 2019, si celle-ci est validée par le ministère.

Cette "nouvelle école de pensée", comme l'a qualifiée Éric Labaye hier, promouvera des programmes de recherches communs sur "les sciences des données, la finance quantitative, et l'entreprenariat", avec un premier objectif de recrutement d'une vingtaine de doctorants.

Un institut encore à imaginer

Cependant, tout reste à faire, et les comités interécoles de pilotage ont encore du pain sur la planche avant que les projets ne se concrétisent. Sur la feuille de route, il est question de davantage de "talents mondiaux", autant chez les étudiants recrutés que dans les corps professoraux ; des groupes de réflexion sur l'ouverture de financements publics ou privés ; d'une "gouvernance agile" d'écoles conservant leur statut au sein de l'IP Paris, pensée comme un "centre virtuel", avant d'espérer ouvrir un jour des locaux communs à Saclay.

Mais aussi d'une soixantaine de formations continues proposées en ligne, à l'horizon 2020. Des formations disponibles sur une plate-forme d'"Executive Education", à destination des managers désireux de maîtriser sur les sujets tech de l'économie (Intelligence artificielle, cybersécurité…). La feuille de route prévoit également la création de masters spécialisés sur l'entreprenariat, les medtechs ou les fintechs, à forte valeur ajoutée pour les écoles du réseau.

Voilà donc une signature validant des mois de discussions entre HEC et l'IP Paris. Avec, comme première promesse, une réputation internationale améliorée, plutôt que le déploiement immédiat de programmes permettant d'afficher la force des écoles dans les classements internationaux.

Pour l'instant, pas question d'un rapprochement géographique : "Déménager dans des locaux communs, ou constituer une structure juridique unique, c'est trop lent", scelle ainsi Éric Labaye.

Un budget à consolider

Coté financements, les discussions se poursuivent. C'est du moins ce qui a été annoncé hier. "Sur nos groupes de réflexion, on travaille sur des business models, mais rien n'est signé", constate Éric Labaye.

Pas de montants de frais de scolarité communiqués à ce stade, donc. "On a plein d'idées, ça n'est pas très précis pour le moment. Mais c'est en cours !" déclare, évasivement, le directeur de l'X.

Pour répondre aux enjeux d'égalité des chances et permettre aux profils modestes mais exellents scolairement d'accéder aux formations de l'IP Paris et d'HEC, la convention compte sur le financement de fondations, de mécénats d'entreprises et de particuliers. Et pour lutter contre l'autocensure des candidats à l'entrée des grandes écoles, les partenaires planchent sur le développement d'une mouture similaire aux Cordées de la réussite.


Youness Rhounna | Publié le

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