Fort de nouveaux projets, Jacques Fayolle, renouvelé à la tête de la CDEFI

Clément Rocher
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Fort de nouveaux projets, Jacques Fayolle, renouvelé à la tête de la CDEFI
// ©  Stephane AUDRAS/REA
Jacques Fayolle, directeur de Télécom Saint-Etienne, conserve ses fonctions de président de la CDEFI. Parmi les chantiers du nouveau bureau, un conseil d'orientation stratégique pour réfléchir aux grandes évolutions de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation, dans une perspective internationale.
Jacques Fayolle, directeur de Télécom Saint-Etienne // © Télécom Saint-Etienne

Jacques Fayolle, directeur de Télécom Saint-Etienne, est renouvelé dans ses fonctions pour un second mandat à la présidence de la Conférence des directeurs des écoles françaises d’ingénieurs (CDEFI).

Ce vendredi 18 juin, les directeurs et directrices des écoles françaises d’ingénieurs, regroupées au sein de la CDEFI, ont procédé au renouvellement du bureau et de la commission permanente de la conférence. Seul le directeur de Télécom Saint-Etienne, président de la CDEFI depuis juin 2019, s’était porté candidat pour un nouveau mandat.

Durant ces deux prochaines années, le bureau de la CDEFI se compose d’Emmanuel Duflos (Centrale Lille), Sophie Mougard (Ecole nationale des ponts et chaussées), Romuald Boné (INSA Strasbourg) et Jean-Michel Nicolle (EPF) aux fonctions de 1er, 2e, 3e et 4e vice-présidents.

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Renforcer le positionnement de la CDEFI

La CDEFI souhaite renforcer son positionnement d'acteur majeur de l'enseignement supérieur en France. "On souhaite positionner la conférence comme un corps intermédiaire entre différents acteurs, dont nos ministères de tutelle. Nous avons un effort plus important à faire avec le ministère de l’Industrie ou celui de l’Agriculture. On partage aussi nos réflexions avec les autres conférences", déclare Jacques Fayolle.

Le nouveau bureau souhaite mettre en place une articulation plus importante avec les organismes de recherche pour "affirmer la position forte des écoles d’ingénieurs dans le domaine de la recherche."

Création d'un conseil d'orientation stratégique

Afin de renforcer la dimension internationale des écoles d’ingénieurs françaises, la CDEFI va se doter d’un conseil d’orientation stratégique (un "International Advisory Board") dont la présidence est confiée à Christian Lerminiaux (Chimie ParisTech). Il sera composé de personnalités internationales dont les noms n’ont pas encore été dévoilés.

Ce conseil permettra d’alimenter la conférence sur l’ensemble de ses thématiques, en articulation et en comparaison avec les pratiques internationales, comme l’évolution du paysage de l’enseignement supérieur en Europe et dans le monde. "Nous avons encore quelques semaines pour finaliser ce cadre. On espère que ce sera opérationnel d’ici l’automne", intervient Christian Lerminiaux.

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La CDEFI assure la continuité de ses travaux

La Conférence des directeurs des écoles françaises d’ingénieurs poursuit ses chantiers en cours, notamment celui de mettre en adéquation le diplôme d’ingénieurs avec les évolutions de la société. "Nous sommes face à des sujets interdisciplinaires qui dépassent le simple cadre ingénieur. Il faut être en capacité d’appréhender cet ensemble et de porter une parole d’ingénieur responsable", soutient Emmanuel Duflos.

La CDEFI s’est également exprimée sur la formation de bachelor dans les écoles d’ingénieurs. "Il s’inscrit dans le paysage de l’enseignement supérieur. On rentre dans une phase de déploiement et de valorisation du bachelor. Ce diplôme prendra toute sa place dans l’offre de formation de nos écoles", affirme Jean-Michel Nicolle.

La diversité demeure un autre enjeu majeur de la conférence. "Il faut favoriser la mixité sous toutes ses formes : sociale, culturelle, de genre. L’enjeu c’est l’attractivité du vivier. Il y a encore beaucoup à faire autour de l’orientation", soutient Sophie Mougard.

La CDEFI va se saisir de la question de la hausse des frais de scolarité dans les écoles d’ingénieurs publiques. "Il faut que nous travaillions sur notre modèle économique, on parle bien plus que des frais d’inscription. Nous allons solliciter l’ensemble de nos parties prenantes", explique Jacques Fayolle.


Clément Rocher | Publié le