William Hurst dirigera l'EDC à compter de septembre 2018

Cécile Peltier
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L'école de commerce postbac a été rachetée en juin 2017 par le géant espagnol Planeta. // ©  EDC
L'actuel patron de la formation continue d'Audencia Business School, également passé par l'EM Lyon, a été choisi par le groupe Planeta – qui a racheté le groupe EDC il y a un an – pour prendre la direction de son école de commerce postbac. Avec pour mission d'assurer son développement sur un marché très compétitif.
William Hurst, directeur de l'EDC à compter de septembre 2018. // © Photo fournie par le témoin

En quête, depuis l’annonce du départ d’Emmanuel Carré, d'un nouveau directeur général, l'EDC a trouvé : c'est William Hurst, actuel directeur de la formation continue d'Audencia, qui prendra, début septembre 2018, la tête de l’école de commerce postbac du groupe Planeta.

Un profil "entreprise", en adéquation avec celui recherché par le cabinet international en charge du recrutement, même s'il est relativement rare qu'une école de commerce fasse appel à un spécialiste d'executive education en guise de pilote.

Dix ans au service de la formation continue

Diplômé de GEM et titulaire d’un MBA "stratégie et marketing" de HEC-Bocconi, après des débuts dans le conseil en stratégie (chez Accenture, de 1998 à 2005, puis au sein d'Orga Consultants, de 2005 à 2008), William Hurst évolue depuis dix ans dans les instances de direction en école de commerce. Il est d'abord directeur délégué de la filiale formation continue de l’EM Lyon, ELM Executive development (2009–2013), puis directeur de l’executive education et membre du comité exécutif d'Audencia à compter de 2015.

À Audencia, "son action a contribué au bon positionnement de l’école de commerce dans les classements internationaux", précise son futur employeur dans le communiqué de presse diffusé vendredi 22 juin 2018. Une expérience qui pourrait bien lui servir à l'EDC.

Emmanuel Carré, qui assurait l’intérim depuis le départ de Jean-Marcel Jammet, a quitté l’école le 31 mai. À cette date, Jean Charroin, qui accompagne depuis quelques mois la business school dans la refonte de sa maquette pédagogique, a, à son tour, pris le relais : "Je vais assurer la transition jusqu'à ce que William Hurst prenne ses fonctions, mi-septembre, ensuite il sera pleinement aux manettes", explique le manager de transition.

Seul ou presque à assurer cette fonction dans le milieu des écoles, Jean Charroin laisse derrière lui une maquette rénovée, "plus modulaire", qui devrait permettre de "gagner en lisibilité internationale" et de "favoriser l'innovation pédagogique" en intégrant les objets connectés, le traitement massif des données, peut-être aussi davantage de sciences fondamentales. Pour ce qui est des objectifs, son travail s'arrête là : "Ce n'est pas à moi de prendre des initiatives structurantes. Je me suis contenté de préparer le terrain afin que William Hurst soit dans les meilleures conditions pour définir un plan stratégique et fixer des objectifs en lien étroit avec Planeta", confie le manager de transition.

Pour William Hurst, la rentrée va être chargée. Parmi les principaux dossiers : l'adhésion de l'école à Parcoursup, l'avenir du concours Link et plus largement celui des écoles postbac en cinq ans face à la montée des bachelors visés, en trois ou quatre ans. Avec ses 1.200 étudiants et l'essentiel de l'activité concentré sur son programme grande école, la business school pourrait avoir envie de se diversifier. Dans l'executive education par exemple ?

Pour aller plus loin :
– Lire la biographie de William Hurst
– Lire la biographie de Jean Charroin


Cécile Peltier | Publié le