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G. Gellé : "Nous allons investir 78,2 millions d’euros dans notre futur campus 3.0 à Reims "

Amélie Petitdemange
Publié le
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G. Gellé : "Nous allons investir 78,2 millions d’euros dans notre futur campus 3.0 à Reims "
L'université de Reims projette la livraison de son campus 3.0 à l'horizon 2022. // ©  JN_LANTHIER
Une nouvelle école d'ingénieurs dès la rentrée 2019, un projet de campus 3.0 pour 2022, la labellisation "Bienvenue en France"... Guillaume Gellé, président de l'université de Reims, nous détaille les temps forts de son établissement.

L’université de Reims ouvre à la rentrée 2019 l’EiSINe (école d’ingénieurs en sciences industrielles et numérique). Pourquoi créer une deuxième école d’ingénieurs ?

 // © JN_LANTHIER

L’université de Reims a une politique active de développement des formations en ingénierie. Nous ouvrons une deuxième école d’ingénieurs pour rassembler des formations que nous développions en partenariat avec d’autres structures, comme l’Université de technologie de Troyes (UTC) ou l’Institut des Techniques d'Ingénieurs de l'Industrie (ITII). Nous allons aussi porter des filières propres. Or ces formations ne trouvaient pas leur place à l’ESIReims, spécialisée en transition énergétique et écologie.

L’EiSINe sera spécialisée dans la transition industrielle et favorisa les cursus en alternance. Son autre spécificité est d’être sur deux sites : à Reims et à Charleville-Mézières. L’EiSINe est en fait issue de l’ancien Institut de Formation Technique Supérieur (IFTS) de Charleville-Mézières et de l’UFR de l’université de Reims.

Vous avez reçu en juillet le label "Bienvenue en France" attribué pour la qualité de l’accueil des étudiants internationaux. Que mettez-vous en place pour ces étudiants ?

Notre université a toujours développé des partenariats à l’international, notamment vers les pays africains. C'était donc logique de demander et d’obtenir le label "Bienvenue en France". Nous avons mis en place un guichet d’accueil des étudiants internationaux, un accompagnement linguistique autour du français, un réseau d’entraide d’étudiants étrangers.

Le regroupement avec cette ordonnance tend vers la fusion, or ce n'est pas quelque chose qui nous intéresse.

Nous travaillons aussi sur le développement de bourses d’études pour les étrangers à travers notre fondation, qui devraient être mises en place en 2020. Une mesure forte cette année a été de voter l’exonération des droits de scolarité pour les étudiants extracommunautaires. L’enjeu, c’est que la question financière ne soit pas un frein à ces partenariats et que les étudiants étrangers puissent ensuite enrichir leurs pays.

Depuis l’ordonnance de 2018 du gouvernement sur les politiques de site, de nombreuses universités et écoles opèrent des regroupements pour avoir une meilleure visibilité à l’international. Envisagez-vous une telle stratégie ?

Nous avions une ComUE (Communauté d'universités et établissements, NDLR) jusqu’en 2016 mais nous avons décidé de changer pour passer à un mode d’association. Cela convient très bien aux 18 membres, qui sont des écoles, des universités, mais aussi le CHU de Reims ou le CNOUS.

Le regroupement avec cette ordonnance tend vers la fusion, or ce n’est pas quelque chose qui nous intéresse. L’association permet de rester très autonome et de développer des projets différents les uns des autres, autour de la vie étudiante avec le CNOUS par exemple.

Quel soutien vous apporte l’agglomération de Reims ?

Nous présentons des projets au Grand Reims et certains sont retenus et en partie financés. Il s’agit de développement d’infrastructures, de financement de matériel, de la création de chaires, de la mise en place de bourses pour la recherche doctorale…

Surtout, nous avons un accompagnement pour notre projet immobilier de campus 3.0. C’est un investissement de 78,2 millions d’euros entre 2016 et 2021, dont 6 millions par le Grand Reims. La ville de Reims participe aussi au financement et nous a mis à disposition deux terrains : un pour le nouveau siège de l’université et pour la nouvelle école d’ingénieurs.

Le campus 3.0 se développera autour de la science, de l’innovation et de la technologie. Un nouveau bâtiment de recherche dédié aux agro sciences et sciences du numérique verra le jour fin 2021 – début 2022. Un pôle innovation va aussi héberger des start-ups et nous mettrons en place un lieu de co-working. Nous allons aussi détruire de vieux bâtiments et en rénover d’autres, notamment au niveau énergétique. L’IUT, qui abrite 2.500 étudiants, va être restauré. Ce grand chantier sera en grande partie livré d’ici 2022 et totalement finalisé en 2025.

L’université de Reims en chiffres :

Création en 1967
12 sites d’enseignement et de recherche
30 laboratoires labellisés
1.325 enseignants et enseignants-chercheurs
26.500 étudiants
2.973 étudiants de nationalité étrangère


Amélie Petitdemange | Publié le

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