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Comment les jeunes ingénieurs perçoivent leurs formations

Sophie Blitman
Publié le
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Les écoles privées plébiscitées pour leur aspect professionnalisant, les écoles internes jugées moins ouvertes à l'international : voilà ce qui ressort d'une enquête réalisée par les Ingénieurs et scientifiques de France. Au-delà de ces distinctions, le jugement des jeunes ingénieurs sur leurs écoles reste largement positif.

Comment les jeunes ingénieurs perçoivent-ils leurs formations ? C'est la question posée par la fédération IESF (Ingénieurs et scientifiques de France) aux diplômés de moins de 30 ans, via un questionnaire spécifique réalisé pour la CTI (Commission des titres d'ingénieurs). Résultat : une évolution positive entre 2008 et 2012, même si toutes les écoles ne satisfont pas autant leurs diplômés.

Un regard globalement positif

D'une manière générale, les jeunes ingénieurs jugent en effet que leur formation est de qualité, et qu'elle les prépare bien à la vie professionnelle. Ils se montrent particulièrement satisfaits sur l'acquisition de trois compétences : comprendre un large champ de sciences fondamentales, savoir mobiliser les connaissances de leur spécialité et maîtriser les méthodes et outils de l'ingénieur.

D'autre part, une comparaison entre 2008 et 2012 montre que la formation d'ingénieur correspond de plus en plus aux attentes des jeunes diplômés dans des domaines spécifiques. Ainsi, ils s'estiment mieux formés à travailler dans un contexte international ainsi qu'à innover et entreprendre des recherches qu'auparavant. Ils se disent aussi davantage sensibilisés aux valeurs sociétales comme le développement durable.

Ecarts d'appréciation entre les types d'écoles

Au-delà de cette perception favorable, IESF a procédé à une analyse comparée qui fait ressortir des différences notables selon les types d'écoles.

Les établissements privés sont particulièrement appréciés pour la professionnalisation de leur formation : leurs anciens élèves estiment être bien préparés à la fois à s'intégrer dans une organisation, à l'animer et à la faire évoluer (57 % de jugement positif contre 50% en moyenne), ainsi qu'à opérer des choix professionnels et à s'insérer dans la vie professionnelle (54 % contre 45 % en moyenne).

Aux yeux des diplômés, les écoles publiques qui dépendent non pas du ministère de l'Enseignement supérieur mais d'un ministère technique (Industrie, Agriculture, etc.), se distinguent quant à elles sur la sensibilisation aux valeurs sociétales comme le développement durable et les relations sociales. 43 % de leurs anciens jugent la formation de qualité dans ce domaine, soit 7 points de plus que la moyenne. Sur ce critère, les écoles du ministère de l'enseignement supérieur ne satisfont que 34 % des diplômés. Un chiffre qui descend à 29 % pour les écoles internes à une université généraliste.

Malgré des progrès entre 2008 et 2012, les écoles internes sont moins bien perçues sur plusieurs aspects, notamment l'ouverture internationale : 39 % de leurs anciens se disent bien préparés à travailler dans un contexte international, contre 52 % en moyenne et 56  % pour les écoles des ministères techniques.

Enfin, seuls 30 % des diplômés d'écoles internes estiment être formés à prendre en compte les enjeux industriels, économiques et professionnels. Un chiffre une fois et demi inférieur à celui affiché par les écoles des ministères techniques et les écoles privées.


Sophie Blitman | Publié le

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