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Classement de Shanghai 2011 : la France au 8ème rang, Paris-Sud 11 en tête

Sophie Blitman  |  Publié le , mis à jour le

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Alors que la France occupe toujours un rang modeste dans le classement de Shanghai, peu adapté au modèle français, le débat se focalise sur l’impact que peuvent avoir les regroupements et fusions sur la visibilité des établissements français. Ce qui n’empêche pas les critiques de continuer à s’abattre, comme chaque année, sur les auteurs du classement.


Le cru 2011 du classement de l’université Jiao Tong de Shanghai n’apporte pas franchement de nouveauté. Les universités américaines accaparent toujours les premières places : au-delà du trio de tête formé par les universités de Harvard, de Stanford et le MIT, elles occupent 17 places dans le top 20 – les trois restantes revenant aux britanniques Cambridge (5e) Oxford (10e), et University College London (20e).

La première université française, elle, se positionne à la 40e place : il s’agit de Paris-Sud 11 (45e en 2010) qui double pour la première fois l’université Pierre et Marie Curie, 41e du classement, elle qui était 39e en 2010. L’ENS Ulm passe, pour sa part, de la 71e à la 69e place.
La raison de ces évolutions ? L’attribution de la médaille Fields 2010 à deux chercheurs français  – distinction prise en compte dans le classement, au même titre que le prix Nobel – dont Ngo Bao Chau, qui a soutenu sa thèse à Paris-Sud 11. L’autre médaillé, Cédric Villani, a, quant à lui, aidé Paris Dauphine à passer le cap des 300 premiers établissements mondiaux.
C'est d'ailleurs en mathématiques que la France tire son épingle du jeu : dans cette discipline de prédilection, l'UPMC (7e) reprend l'avantage sur Paris-Sud 11 (8e). En 2010, elles étaient respectivement 6e et 9e.

Plus globalement, la France compte 21 établissements sur les 500 classés , ce qui l’installe au 8e rang mondial. En 2010, elle était 6e avec 22 établissements dans le palmarès : les universités d’Aix-Marseille 1 et 2 étaient alors classées séparément, alors que l’édition 2011 anticipe la fusion et prend en compte l’établissement unique.

Plus de visibilité grâce aux regroupements ?


La question récurrente, désormais, est donc de savoir si les regroupements et fusions favorisent ou non la visibilité de la recherche française. En effet, si au classement général, la France a perdu deux places, les universités ont pu individuellement en gagner.
Le débat avait été posé en 2010 et Laurent Wauquiez est revenu sur ce point dans une interview au journal Les Echos, au lendemain de la publication du classement 2011 : pour le locataire de la rue Descartes, « nous récoltons les fruits des efforts enclenchés dans l’enseignement supérieur » .
En effet, explique-t-il, « une des vraies nouveautés résulte aussi de notre politique de rapprochement des universités, qui donne une taille critique pour s’imposer ». De fait, l’université d’Aix-Marseille entre dans la catégorie 102-150, alors qu’en 2010, Aix Marseille 2 était classée dans les 201-300, et Aix-Marseille 1 dans les 301-400. De même, l’université de Lorraine se positionne dans le top 300 alors que Nancy 1 ne figurait que dans le top 400.

Laurent Wauquiez souligne aussi qu’une délégation du centre de recherche de l’Université Jiao Tong de Shanghai, invitée en France par le ministre au mois de juillet 2011, a réalisé une simulation intégrant les PRES au classement. Résultat commenté par le ministre pour Les Echos : « Quatre regroupements pourraient intégrer directement le top 50 , avec les établissements du campus de Saclay, ceux de Paris Sciences et Lettres Etoile (ENS Ulm, Dauphine...), et les PRES Sorbonne Universités [Paris-2, 4, 6, NDLR] et Paris Cité [Paris-3, 5, 7, 13, NDLR] ».

Pour poursuivre le débat

Les billets de Pierre Dubois :
« Laurent 1er et la méthode Coué » sur l’analyse que le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche fait du classement
« Critères de Shanghai : le débat » qui détaille la méthodologie du classement
« Shanghai et le Bade-Wurtemberg » qui propose un focus sur l'excellence du Land de Stuttgart.

Sur la question des rapprochements et fusions, Michel Abhervé s'interroge sur son blog : « Suffit-il d'additionner pour améliorer ? » .

L’Academic Ranking ok World Universities (ARWU) :

Le classement dans sa globalité

Le classement des 21 établissements français répertoriés parmi les 500 meilleurs mondiaux
Le classement pour les mathématiques

Sophie Blitman  |  Publié le , mis à jour le

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