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"Au pire, il y a l'université de Perpignan !" : la campagne choc de l'UPVD

Catherine de Coppet
Publié le
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La première phase de la campagne de communication de l'UPVD compte trois affiches, dont celle-ci.
La première phase de la campagne de communication de l'UPVD compte trois affiches, dont celle-ci. // ©  photo fournie par l'établissement
Ces derniers jours ont fleuri dans la ville de Perpignan des affiches choc en blanc sur fond noir, avec des slogans dénigrant l'université. Une campagne coup de poing que s'est offert l'université de Perpignan-Via-Domitia, afin de revaloriser son image aux yeux de la population locale.

"L'université de Perpignan : échec assuré", "Au pire, il y a l'université de Perpignan !" ou encore "De la recherche à l'université de Perpignan ? Mytho !" Pas moins de 80 affiches ornées de ces phrases-choc étaient visibles ces derniers jours  Perpignan. Une campagne de communication peu banale orchestrée par l'UPVD (université de Perpignan-Via-Domitia), qui n'a communiqué sur le sujet que mardi 9 mai 2017. "Il s'agit d'une opération ultra-locale, visant à provoquer en partant des préjugés, pour mieux informer les Perpignanais des bons résultats de notre établissement", relève Fabrice Lorente, le président de l'UPVD.

Réalisée en interne et relayée sur les réseaux sociaux avec le hashtag #universitésanspréjugés, la campagne de communication a fait un certain buzz, bien au-delà de l'affichage local. Les 900 personnels de l'université ont été informés la veille du lancement, par un communiqué interne. "Ils ont plutôt joué le jeu, car il n'y a pas eu de fuite, souligne Fabrice Lorente. Les réactions en interne ont été plutôt positives. C'est à l'extérieur que cela a été très clivant !"

Valoriser sa place parmi les "PMU"

En toile de fond, le rapport de l'IGAENR sur les "petites et moyennes universités" (PMU) , réalisé en 2016 et publié le 2 mars 2017."Ce rapport place l'UPVD à la première place en recherche et en formation parmi les universités françaises de moins de 10.000 étudiants, nous nous sommes demandés comment le valoriser, détaille Fabrice Lorente. Nous souhaitons que les Perpignanais aient conscience que cette université est à leur service, et qu'elle a une forte attractivité nationale et internationale."

La campagne de communication a d'ailleurs été conçue en deux phases. À partir du 10 mai 2017, trois affiches pointant les bons résultats de l'UPVD d'après le rapport IGAENR viendront remplacer les précédentes, pendant une semaine.

Affiche de la seconde phase de la campagne de communication de l'UPVD.

Se targuant d'une augmentation des effectifs de +  68 % en sept ans, la présidence de l'UPVD précise son message : "Nous ne souhaitons pas grossir, nous ne sommes pas inquiets en ce qui concerne le nombre d'étudiants... Nous voulons simplement lutter contre les préjugés, redonner de la fierté localement !"

Pour autant, l'opération perpignanaise pourrait trouver un écho plus large. "On pourrait imaginer une campagne 'université sans préjugés' pour toutes les PMU", indique Fabrice Lorente. Une idée à lancer lors des groupes de travail qui rassemblent une vingtaine de petites et moyennes universités aujourd'hui.


Catherine de Coppet | Publié le

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