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L’UPEC et le lycée Léon Blum de Créteil partenaires d’une prépa littéraire

Mathieu Oui  |  Publié le

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Journée d’accueil des étudiants de CPGE à la faculté des lettres, langues et sciences humaines de l’UPEC © Nicolas Darphin – UPEC
Journée d’accueil des étudiants de CPGE à la faculté des lettres, langues et sciences humaines de l’UPEC © Nicolas Darphin – UPEC

Après une année d'expérimentation, l’UPEC (université Paris-Est Créteil) et le lycée Léon Blum de Créteil viennent de signer une convention de partenariat autour d'une classe préparatoire littéraire. Un dispositif qui pourrait être amené à se développer, dans le cadre de la loi sur l'enseignement supérieur et de la recherche.

Une prépa partenariale entre un lycée et l’université : c’est la formule initiée à titre expérimental en 2012 entre le lycée Léon Blum de Créteil et l’UPEC (université Paris-Est Créteil) et concrétisée par une convention le 10 septembre 2013. Une formule innovante et encore peu répandue mais qui pourrait l'être, puisque la loi sur l'enseignement supérieur et la recherche prévoit de tels rapprochements entre CPGE (classes préparatoires aux grandes écoles) et universités.

Emploi du temps réparti entre le lycée et la fac

Concrètement, les étudiants de cette classe préparatoire littéraire se rendent deux jours par semaine à l’université pour des cours de littérature, d’histoire, géographie, langues et EPS délivrés par les enseignants-chercheurs de l’UPEC. Le succès est au rendez-vous : la prépa compte 45 élèves d’hypokhâgne sélectionnés sur 180 dossiers, et élargit l'éventail de ses options. Deux nouvelles disciplines vont s'ajouter au cinéma et à l'histoire de l'art : lettres depuis la rentrée 2013 et histoire-géographie en 2014.

Outre l’ouverture sur la recherche et le monde universitaire, les élèves qui n’auront pas réussi les concours de l’ENS ou de la Banque d’épreuves littéraires (BEL) auront accès aux licences et masters de l’UPEC. Réciproquement, "on peut aussi envisager des passerelles vers la prépa pour de très bons élèves de doubles licences" ajoute Jeanne-Marie Boivin, doyen de la faculté de LLSH (lettres, langues, sciences-humaines), passerelles qui devront être précisées dans les prochains mois.

une nouvelle filière sélective à l'université ?

Ce partenariat prolonge la politique de filières sélectives mise en place à l’UPEC, à travers des doubles licences (histoire-lettres, histoire-anglais, allemand-anglais, etc.). "Notre bassin de recrutement en Val-de-Marne n’est pas facile pour le secteur des lettres et sciences-humaines, indique Jeanne-Marie Boivin. Nous avons 40% de primo-entrants issus de bacs technos et professionnels et nous voulons élargir notre vivier de recrutement avec ces formations."

Mathieu Oui  |  Publié le

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