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Manuel Canévet (directeur associé de l’agence Campus Communication) : « Les réseaux sociaux peuvent aider, enfin, à créer un sentiment d’appartenance à un établissement »

Propos recueillis par Virginie Plaut  |  Publié le , mis à jour le

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Manuel Canévet, directeur associé de l’agence Campus Communication, observe le développement timide des réseaux sociaux dans l’enseignement supérieur.

Où en sont les établissements d’enseignement supérieur avec les réseaux sociaux ?

Nous ne sommes pas encore au stade de la maturité. Il y a beaucoup d’établissements volontaires, notamment l’UPMC, l’université d’Avignon, l’EM Strasbourg, l’EM Rennes ou encore les Mines ParisTech. D’autres sont beaucoup plus à la traîne.

Dans l’absolu, ce n’est pas grave de ne pas être présent sur les réseaux sociaux si cela fait partie d’une stratégie assumée. Mais, souvent, les établissements n’y ont même pas pensé, ou alors y sont sans même le savoir – par le biais de comptes créés par des étudiants ou des professeurs. Dans l’ensemble, les universités et écoles sont en train de s’interroger sur les moyens humains à octroyer aux réseaux sociaux : qui détacher sur ce sujet ? Pour dire quoi ? Pour toucher qui ?

Quelles sont les particularités des réseaux sociaux en tant que vecteurs de communication ?

Tout d’abord, il n’est pas possible de trier ses interlocuteurs. Le principe est celui du volontariat : prend la parole qui veut. Il est donc important d’être continuellement dans une attitude d’analyse et de veille : au quotidien, il faut suivre les différentes réactions.

L’autre spécificité des réseaux sociaux tient à leur audience qualitative. Tout le monde ne fréquente pas les mêmes réseaux sociaux, dans le même but. Par exemple, Twitter a une fonctionnalité plus faible – petit nombre de caractères, impossibilité de poster des vidéos… – et est plutôt tourné vers un public d’experts tels que journalistes ou enseignants-chercheurs.

À mon sens, il vaut mieux réserver Twitter aux relations presse et à l’animation de la communication scientifique [en organisant des “live twits” de conférences par exemple]. Facebook s’adresse plutôt aux étudiants [actuels ou futurs], alors que Viadeo vise uniquement à la recherche de contacts professionnels.

Quels sont les principaux bénéfices attendus de l’utilisation des réseaux sociaux par les établissements ?

Ils devraient pouvoir aider à développer, enfin, un sentiment d’appartenance. C’est primordial pour les établissements, mais c’est très complexe à insuffler, notamment dans les universités où il existe un grand cloisonnement entre les filières. En France, c’est un vrai problème, contrairement à l’Amérique du Nord, très en pointe dans ce domaine.

Les réseaux sociaux peuvent aider à retrouver et à fédérer les anciens : c’est ainsi que l’université Pierre-et-Marie-Curie s’est appuyée sur Facebook et Viadeo pour retrouver plus de 4.700 anciens. D’autres établissements, comme l’université d’Avignon, ont utilisé Facebook pour recruter des « prospects » [futurs étudiants].

Et puis, d’une façon générale, les réseaux sociaux permettent de créer de nouveaux vecteurs de communication, que sont potentiellement les étudiants, les enseignants-chercheurs ou les anciens. C’est le bouche-à-oreille moderne.

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Fin mars 2011, la page Facebook officielle de Skema a été inondée de messages d’étudiants et d’anciens dénonçant des « dysfonctionnements » et témoignant d’un « ras-le-bol » à propos de l’organisation des études, de manifestations annulées… Lire cette histoire et la réaction de l’établissement sur EducPros.fr : « Sur Facebook, vent de révolte d'étudiants de Skema » .

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Propos recueillis par Virginie Plaut  |  Publié le , mis à jour le

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