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HCERES : Michel Cosnard en route vers la présidence

Camille Stromboni  |  Publié le

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Michel Cosnard, futur président du HCERES
Michel Cosnard, futur président du HCERES // © Julien Faure / R.E.A

Michel Cosnard a été auditionné par les parlementaires le 7 octobre 2015. Députés et sénateurs se sont prononcés en faveur de la nomination de l’ancien P.-D.G. de l’Inria proposé par François Hollande pour prendre la tête du HCERES.

Avis favorable des deux chambres. Michel Cosnard a été auditionné au Parlement le 7 octobre 2015, dans le cadre de la procédure de nomination à la présidence du HCERES (Haut conseil de l’évaluation de la recherche et de l’enseignement supérieur).

L’ancien P.-D.G. de l’Inria (Institut national de recherche en informatique et en automatique) a été proposé par le président de la République pour prendre la tête de l’instance d’évaluation qui a remplacé l’Aeres (Agence d’évaluation de la recherche et de l’enseignement supérieur), il y a un an.

Il est passé successivement devant les commissions éducation du Sénat et de l’Assemblée nationale, qui ont chacune émis un avis positif à l'unanimité - avec respectivement 14 et 37 voix.

Le chercheur, spécialiste de l'algorithmique, prône une évaluation "en appui" aux établissements. "Le Haut conseil n’est ni un censeur, ni un décideur", insiste-t-il. Tout en soulignant la nécessité de reconnaître la diversité des établissements et d’adapter les critères d’évaluation aux stratégies poursuivies par chacun.

"On ne peut évaluer de la même façon Saclay, Strasbourg ou Bretagne-Loire, estime-t-il. Il ne s’agit pas de lénifier l’évaluation, qui doit rester impartiale. Mais il faut adapter les critères d’évaluation aux grands objectifs de chaque site. Avec un accent particulier sur l’interdisciplinarité", développe-t-il.

On ne peut évaluer de la même façon Saclay, Strasbourg ou Bretagne-Loire.

L’ancien président d’Allistene, l’alliance des sciences et technologies du numérique, est également revenu sur la possibilité de déléguer l’évaluation à d’autres organismes.

En citant l’exemple de l’Inserm, qui a déjà l’habitude de mettre en œuvre des processus d’évaluation en interne : "nous pouvons tout à fait valider des procédures qui respectent les critères d’impartialité et de qualité", explique-il.

Interpellé enfin sur les moyens financiers du Haut conseil, Michel Cosnard a reconnu la nécessité d’avoir un budget permettant de fonctionner, à la hauteur de la demande d’évaluation qui ne cesse d’augmenter.

Il a défendu le modèle de la gratuité de l’évaluation
ainsi qu’un meilleur remboursement des établissements qui mettent à disposition leurs personnels pour la réaliser.

Prochaine et dernière étape : la parution du décret au Journal officiel.

Le parcours de Michel Cosnard
Spécialiste de l'algorithmique, Michel Cosnard a été président-directeur général de l’Inria (Institut national de recherche en informatique et en automatique) de 2006 à 2014. Il a en parallèle présidé Allistene, l’alliance des sciences et technologies du numérique. Après avoir débuté sa carrière au CNRS en 1979, il a notamment rejoint l’ENS de Lyon puis une unité mixte de recherche à l’université de Nice Sophia Antipolis.

Voir la biographie LinkedIn de Michel Cosnard

Camille Stromboni  |  Publié le

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