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Trésors cachés. Le jardin aux racines séculaires de l'université Paris-Sud

Raphaël Buisson  |  Publié le

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Trésors cachés. Le jardin aux racines séculaires de l'université Paris-Sud
Propriété de l'université Paris-Sud, le parc de Launay occupe 160 hectares. // © Raphaël Buisson

Accueillant une collection de près de 3.000 espèces végétales, le jardin universitaire de Launay, détenu par l'université Paris-Sud, étonne par la diversité des plantes qu'on y trouve, mais aussi par son histoire pluricentenaire. Suite de notre série dédiée aux trésors cachés de l'enseignement supérieur.

Le parc botanique de Launay n'est pas un jardin comme les autres : il surprend par son aspect naturel, loin de celui des jardins français, symétriques et sophistiqués. Il semble au contraire authentique, hormis quelques espaces visiblement organisés par la main de l'homme, tel le jardin asiatique aménagé le long du château de la présidence, au cœur du domaine.

On déambule ici par quelques rares sentiers, à travers des arbres et des plantes plus qu'inhabituels pour la région : rhubarbe géante du Pérou, métaséquoias du jurassique, chêne rouge d'Amérique...

Pédagogie, recherche et conservation

Propriété de l'université Paris-Sud, le parc occupe 160 hectares sur les 260 dont dispose l'établissement, sur son campus d'Orsay (91). L'idée, pour le service environnement et paysages, est de créer un équilibre entre l'homme et la nature, où l'intervention humaine est réduite autant que possible. Un lieu d'harmonie donc, mais aussi de découverte et d'apprentissage.

Labellisé en 2001 "jardin botanique de France", le jardin botanique universitaire est chargé de trois missions : une mission scientifique (étiquetage des espèces végétales présentes et de mise à jour d'une base de données des collections); une mission de conservation, sensibilisant à la protection des espèces menacées et indiquant les espèces vulnérables ; et une mission pédagogique à destination de publics de tous les âges proposant des visites et des animations.

Serres du parc botanique de l'université Paris-Sud

Des seigneurs médiévaux aux Joliot-Curie

Si ce jardin semble si authentique aux yeux du visiteur, c'est aussi parce qu'il s'agit d'un lieu à l'histoire riche. Les sources les plus anciennes qui évoquent le domaine de Launay datent du XIIIe siècle : on y trouvait à l'époque de nombreux moulins qui firent la fortune des seigneurs locaux.

De siècle en siècle, le domaine passe aux mains de propriétaires fortunés et puissants, à l'image d'Antoine de Valles, conseiller du roi Louis XIII. Au XXe siècle, un souffle nouveau parcourt le parc de Launay, lorsque, en 1955, Frédéric et Irène Joliot-Curie décident d'y faire construire l'Institut de physique nucléaire (IPN) puis le Laboratoire de l'accélérateur linéaire (LAL).

En parallèle, la faculté des sciences de Paris, en manque d'espace intramuros, y installe une partie de ses locaux. C'est en 1965 que la faculté des sciences d'Orsay est officiellement fondée, devenant, de fait, propriétaire des lieux. Un peu plus de cinquante ans plus tard, le parc continue d'attirer le public, avec ses 3.000 espèces végétales recensées. De quoi de faire de Paris-Sud l'une des universités les plus vertes et riches en biodiversité de France.

Pour aller plus loin
Plus d'informations sur le site de l'université Paris-Sud.

Raphaël Buisson  |  Publié le

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