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Max Azoulay, directeur du groupe ESRA : «accompagner le développement de la ville de Dinan en créant une école à vocation régionale»

Sandrine Chesnel  |  Publié le , mis à jour le

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La communauté de communes de Dinan voulait "son" école d'art et d'audiovisuel. Le groupe ESRA a répondu présent en ouvrant, avec l'aide de la ville, l'Institut des métiers de l’art et de l’audiovisuel de Dinan, l’IMAAD. Max Azoulay, le fondateur et actuel directeur de l’ESRA , revient sur ce nouveau développement pour EducPros.

Pourquoi avoir ouvert une nouvelle école à Dinan, une ville qui ne compte que 10 000 habitants ?

En réalité, ce n’est pas notre idée : c’est la communauté de communes de Dinan qui est venue nous chercher. L’idée était d’accompagner le développement de la ville en créant une école à vocation régionale. La ville souhaitait installer une école d’art – car Dinan est une ville classée Art et Histoire - dans un nouveau quartier qui se développe autour de l’ancienne caserne. Il y aura là des logements, des bureaux, des commerces, et notre école. Je ne souhaitais pas créer une quatrième ESRA, puisqu’il y en a déjà une à Rennes qui propose un cursus long en 3 ans après le bac. A Dinan, nous avons donc décidé de resserrer notre offre autour de formations en 2 ans après le bac  : un BTS audiovisuel, un BTS communication visuelle, une formation à la photographie et une autre au journalisme. A terme, l’école devrait accueillir 200 étudiants.

Encore une école de journalisme… Est-ce bien raisonnable alors que les débuts sont difficiles dans ce type de métiers ?

Ce n’est pas parce que quelque chose est difficile qu’il ne faut pas le faire ! Nous sommes à la veille de l’explosion du nombre de télévisions sur le net : je pense qu’il y aura là beaucoup de travail dans les toutes prochaines années, pour beaucoup de professionnels, techniciens, réalisateurs, scénaristes.... Je pense que le journalisme d’entreprise a aussi un bel avenir : cette forme de journalisme aura une grande place dans cette nouvelle école. Par ailleurs, une petite ville comme Dinan est idéale pour faire ses premières armes de journaliste. Les contacts avec les institutions, les politiques, sont beaucoup plus faciles ici qu’à Paris.

Ne craignez-vous pas de rencontrer des difficultés pour remplir vos promotions ?

Le risque est partagé entre l’école et la ville : nous bénéficions de conditions d’accueil privilégiées, puisque nous avons une franchise de loyers de 2 ans. Par ailleurs, nous souhaitons accueillir des étudiants qui viennent tout juste d’avoir le bac, et qui ont à peine 18 ans. Je parie sur le fait que les étudiants de la région préféreront faire ce choix d’étudier 2 ans dans une petite ville, où les conditions de logement sont plus faciles, plutôt que de partir directement dans une grande métropole comme Rennes, Nantes ou Paris. Leur bac+2 en poche, ils pourront ensuite poursuivre leurs études dans une plus grande ville, à l’ESRA, ou dans une autre école.

Pour en savoir plus : Créé en 1972, le groupe ESRA forme aux métiers du cinéma et de l’audiovisuel. Il propose notamment un Diplôme d’Etudes Supérieures de Réalisation Audiovisuelle (DESRA) visé à bac+3 par l’état. Le groupe ESRA compte des établissements à Paris, à Nice et à Rennes, et depuis la rentrée 2007, cet institut à Dinan. www.esra.edu

Sandrine Chesnel  |  Publié le , mis à jour le

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