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Accréditations internationales : un graal pour les écoles de commerce ?

Violaine Cherrier
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Accréditations internationales : un graal pour les écoles de commerce ?
Audencia est l'une des 15 écoles de commerce à avoir la triple accréditation. // ©  Audencia BS
Trente-sept écoles de commerce françaises possèdent au moins une accréditation internationale, faisant de l’Hexagone le 3e pays le "plus accrédité" au monde, derrière les États-Unis et le Royaume-Uni. Quels sont réellement les enjeux liés à ces labels internationaux ?

Délivrées par des organismes privés, les accréditations EQUIS (European Quality Improvement System), AMBA (Association of Masters of Business Administration), AACSB (Association to Advance Collegiate Schools of Business) et EPAS (EFMD Programme Accreditation System) se démarquent principalement par la reconnaissance internationale qu’elles apportent quant à la qualité de la formation dispensée.

Gages d’excellence – moins de 10 % des établissements de management dans le monde détiennent un ou plusieurs labels internationaux –, elles constituent un critère de choix essentiel pour les étudiants étrangers mais également français. "Les étudiants, en particulier internationaux, semblent considérer l'accréditation comme un facteur de qualité et de légitimité des établissements d'enseignement lorsqu'ils envisagent leurs options d’écoles", confirme Tamim Elbasha, directeur qualité, accréditations et classements d’Audencia.

Outil d'amélioration pédagogique

En conséquence, les écoles de commerce entament (ou renouvellent) les démarches pour obtenir un – ou plusieurs – de ces précieux sésames, à l’image de l’EMLV (École de management Léonard de Vinci) dont le programme Grande École vient d’obtenir la certification EPAS.

"La démarche d’obtention d’une accréditation nous oblige à structurer notre programme, explique Sébastien Tran, directeur de l’établissement. C’est avant tout un outil d’amélioration de notre qualité pédagogique qui envoie un signal externe très fort. Cette visibilité s’avère un atout considérable pour développer de nouveaux partenariats internationaux. En ce sens, les accréditations contribuent véritablement à accélérer l’internationalisation des écoles."

Choix stratégique

Selon le label visé, l’école se lance alors dans un processus qui peut durer entre deux et cinq ans. C’est pourquoi, le choix du label recouvre des enjeux critiques. Parmi les quatre accréditations internationales, deux certifient des programmes : EPAS et AMBA. Les deux autres, à savoir EQUIS et AACSB, certifient l’école elle-même.

C’est avant tout un outil d'amélioration de notre qualité pédagogique qui envoie un signal externe très fort.
(S.Tran)

"L’accréditation ne dicte pas notre stratégie. Au contraire, elle doit correspondre à notre projet, rappelle le directeur de l'EMLV. Raison pour laquelle nous avons choisi l’EPAS car notre programme Grande École regroupe 95 % de nos étudiants. Une accréditation représente un changement culturel certain. Si vous ne choisissez pas la plus adaptée à votre stratégie alors sa portée sera nécessairement moindre."

La triple accréditation

Une accréditation n’est toutefois pas exclusive. En France, quinze écoles de commerce possèdent ainsi les trois labels AACSB, AMBA et EQUIS, parmi lesquelles Audencia. Pour Tamim Elbasha, "la triple accréditation donne une certaine image d'appartenance au groupe restreint des écoles de commerce haut de gamme. En termes de processus internes, cela nous pousse à concevoir et à dispenser nos programmes avec beaucoup de rigueur et de transparence."

Éléments de différenciation majeurs dans un contexte de concurrence de plus en plus internationale, ces accréditations ne constituent pas pour autant le graal absolu, prévient le directeur QAC d’Audencia : "Elles permettent à l’école de se placer dans un certain groupe d’élites et d’écoles considérées comme qualitativement supérieures. Mais au sein de ce groupe, chaque école doit ensuite choisir un autre aspect de différenciation."

Pourquoi alors leur accorder autant d’importance ? Peut-être, comme l'avance Sébastien Tran, parce qu'elles "permettent de faire de la France un acteur majeur de l’enseignement supérieur européen et mondial."


Violaine Cherrier | Publié le

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BOULARD Frédéric.

Re: "faisant de l’Hexagone le 3e pays " --> contrairement à ce que semblent vouloir imposer de nombreux journalistes (et pousse-plumes des réseaux sociaux), "l'Hexagone" n'est pas un pays, et la France n'est évidemment pas un "hexagone". Sinon, où situer la Corse, la Guyane, les Antilles, la Nouvelle-Calédonie, Saint-Pierre-et-Miquelon etc. etc. Il serait bon que les journalistes d'EducPros n'aillent pas répétant des inepties. J'espère que ce..."décryptage" (autre mot à bannir de toute "copie" de journaliste) aura un effet !