CIUEN 2012 : l’exemple québécois S@mi-Perseverance pour aider les étudiants à l’entrée à l’université

Fabienne Guimont
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L’e-accompagnement des étudiants à la réussite est l’une des nombreuses thématiques abordées à la 6ème édition du CIUEN (Colloque international des universités à l’ère numérique), qui se tient à Lyon du 16 au 18 avril 2012. Exemple avec un dispositif québécois d’aide individualisée interactif pour répondre aux difficultés d’apprentissage des étudiants à l’entrée à l’université.

  
Au Québec comme en France, les forts taux d’abandon des étudiants lors des premières années d’études universitaires posent question. Près d'un tiers des étudiants québécois abondonnent leurs études et 9% connaissent des troubles d’apprentissage. « Il ne faut pas laisser tomber les 30% ou 40% des étudiants qui n’ont pas les compétences transversales lorsqu’ils arrivent de l’enseignement secondaire car ils y arrivent lorsqu’on leur donne des outils d’aide ». C’est la conclusion de Louise Sauvé, chercheur québécoise qui présentait les résultats d’une étude sur des étudiants en formation en présentiel et à distance (1). « Une fois qu’ils ont acquis ces compétences, ils peuvent développer l’esprit critique universitaire ».

Une conclusion étayée par les résultats obtenus grâce à l’aide de S@MI-Persévérance , un outil d’aide multimédia interactif à la disposition des établissements post-secondaires. Ce site permet de fournir des ressources pédagogiques, des stratégies d’apprentissage et des outils d’échange entre étudiants/enseignants pour soutenir la persévérance des étudiants.

Diagnostic des troubles du langage

Des mises à niveau de connaissances préalables aux cours universitaires sont proposées pour venir à bout de troubles du langage écrit, de la dyscalculie ou de déficit de l’attention. L’étudiant peut choisir des outils d’aide en mathématiques de 5 à 10 minutes sous forme de vidéo avec des mises en situation ou sous forme de textes illustrés selon sa préférence d’apprentissage. Sur la difficulté concernant la priorité des opérations par exemple, l’étudiant est mis en situation en allant faire son marché, dans une situation concrète.

Un outil – un des seuls existant en français - permet de diagnostiquer des troubles du langage écrit. « Ce diagnostic se fait sur un an et ensuite nous mettons en place des outils d’aide qui permettent à 80-85% des étudiants qui éprouvent cette difficulté de suivre les cours à l’université », explique Louise Sauvé. « Sinon on les perd dans le système d’apprentissage ».


Fabienne Guimont | Publié le

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