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Centrale Paris et Supélec franchissent une étape dans leur rapprochement avec une marque commune

Sylvie Lecherbonnier
Publié le
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CentraleSupélec. Les deux écoles d’ingénieurs refusent toujours d’employer le mot de fusion mais viennent de franchir une étape supplémentaire dans leur rapprochement avec le lancement de cette marque commune et la création d’une association de préfiguration. Son objectif : proposer les modalités du rapprochement de Centrale Paris et Supélec en termes de gouvernance, de statut juridique et de modèle économique. Avec une échéance : 2015, date de l’établissement d’un contrat quinquennal unique avec l’Etat. Une annonce faite à l’occasion du deuxième forum entreprises commun, mardi 13 décembre 2011 au palais des Congrès à Paris.

Le directeur de Centrale Paris, Hervé Biausser, est clair : « d’ici fin 2012, nous saurons précisément jusqu’où nous voulons aller et notre ambition est d’aller aussi loin que nous créerons de la valeur, sans en détruire. » Alain Bravo, directeur de Supélec, ajoute : « La fusion a une connotation très entrepreneuriale. Or ce qui est structurant dans le milieu de l’enseignement supérieur, c’est le contrat quinquennal. » Un contrat qui représente aujourd’hui près de la moitié des financements des deux établissements.

Deux cursus d’ingénieurs distincts

Centrale Paris et Supélec ont signé strong>une alliance stratégique en 2008. Depuis, ils ont créé un GIE (Groupement d’intérêt économique) commun pour la valorisation de la recherche, des options de dernière année, des chaires d’entreprises.

Aujourd’hui, si les deux écoles ont  l’intention de mettre en commun la plupart de leurs activités, les deux cursus d’ingénieurs et leurs deux diplômes restent distincts, en raison de la valeur de leurs marques. « Mieux vaut créer PSA Peugeot Citroën que SIMCA », ironise Hervé Biausser.

En « cohérence » avec l’université Paris-Saclay

Une démarche qui se veut « en cohérence » avec l’Idex (Initiative d’excellence) du plateau de Saclay. « 2015 sera aussi l’année du déménagement de Centrale Paris sur le plateau du Moulon  et l’année 1 de l’université Paris-Saclay », fait remarquer Alain Bravo.

Les deux directeurs se disent convaincus de l’intérêt de ce campus. « Grandes écoles et universités doivent travailler ensemble. C’est la meilleure voie pour garantir notre avenir, développe Hervé Biausser. De plus, les sciences de l’ingénieur sont en pleine mutation : les problèmes sont de plus en plus systémiques, les capacités de travailler à des échelles fines se développent, de même que la modélisation massive... Des évolutions qui nécessitent un dialogue accru entre ingénieurs et universitaires. Nous aurons cette chance là à Paris-Saclay. » « Saclay nous aide à avancer et nous aidons à faire avancer Paris-Saclay », conclut Alain Bravo.


Sylvie Lecherbonnier | Publié le

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