Collège de France : iTunes a fait de ses cours en ligne un coup de coeur

Sylvie Karsenty
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Ce n’est pas le MIT (Massachusetts Institute of Technology) et ses cours en ligne, mais une petite réussite à l’échelle de l’Hexagone. Le Collège de France a décidé de mettre en ligne, à titre expérimental, une partie de son enseignement, afin d’élargir son public (Cent à cent vingt mille auditeurs fréquentent chaque année les cours du Collège de France, qui sont libres et gratuits).

Depuis juin 2007, les internautes peuvent télécharger certains cours directement à partir du site du Collège , ou passer par un site spécialisé qui permet de s’inscrire gratuitement et de recevoir automatiquement les cours en relation avec leurs critères de sélection (podemus, iTunes…).

Au vu des demandes, iTunes a recommandé ces cours sous forme de "coup de coeur". Sur le deuxième semestre 2007, les cours de quatorze professeurs étaient ainsi disponibles ; 1,32 million d’heures de cours ont été téléchargées.

Sur le premier trimestre 2008, les cours de 18 professeurs ont été mis en ligne et 942 800 heures ont déjà été téléchargées. Le nombre de connexions mensuelles au site s’est élevé à 80 600 en 2007 et à 111 700 au premier trimestre 2008. 679 000 visiteurs différents ont consulté le site en 2007 et 220 600 au cours du premier trimestre 2008.

« Nous ne nous attendions pas à un tel succès, se félicite Marie Chéron, responsable du mécénat et des partenariats médias. Nous allons doubler l’offre de cours en ligne en 2008. » En septembre, une enquête permettra d’en savoir plus sur ce public. Un nouvel essai à la rentrée 2008 : les cours de certaines chaires annuelles seront également disponibles en anglais. Les premières actions ont été financées sur le budget de l’établissement. Fort de ce succès, ce dernier est à la recherche de mécènes qui lui permettraient de mener à bien tous ses projets. Il est ainsi envisagé de créer un deuxième site, uniquement dédié aux téléchargements des cours. Les entreprises mécènes pourraient y afficher (discrètement) leur soutien.




Sylvie Karsenty | Publié le