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Comment trouver sa voie ? Les conseils d’Alexandre Pachulski

Maud Vincent
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Alexandre Pachulski, fondateur de la start-up de gestion des talents Talentsoft
Alexandre Pachulski, fondateur de la start-up de gestion des talents Talentsoft // ©  EducPros
EN PARTENARIAT AVEC L'EM LYON. "Et si la clé du monde de demain c’était nous et non l’intelligence artificielle ?" Telle est la question posée par Alexandre Pachulski, fondateur de la start-up de gestion des talents Talentsoft, et auteur de l’essai "Unique(s)", un plaidoyer pour la singularité humaine, lors de la seconde édition du EdJobTech Day.

"Nous sommes tous singuliers : exit le marketing de masse." Cette phrase de Seth Godin, spécialiste américain du marketing, dont se sert Alexandre Pachulski pour étayer sa thèse sur la gestion des talents, vaut également pour les acteurs de la formation et de l’éducation, et, au-delà, pour tous ceux qui s’intéressent au développement personnel pour trouver leur voie professionnelle.

Développer ses compétences douces

La découverte de soi est fondamentale pour favoriser l’éclosion de talents chez les jeunes, et leur permettre de choisir un travail où ils s'épanouiront. "L’éducation que nous recevons ne devrait tourner qu’autour d’une chose : nous aider à savoir qui nous sommes pour tracer les chemins de notre réalisation."

"Mais comment trouver sa voie quand le système éducatif ne nous apprends pas à nous connaître ?" questionne l’entrepreneur. À l’ère de l’intelligence artificielle, l’apprentissage des savoirs académiques tels que les mathématiques, le français, l’histoire… sont utiles mais insuffisants pour se connaître, développer son talent et réussir sa vie.

Qui plus est, le système scolaire n’enseigne pas ou peu les compétences dites douces ou "soft skills", permettant d’explorer sa singularité et de développer une capacité à l’autonomie, à la créativité, à la transdiciplinarité… Autant de compétences pourtant recherchées dans les entreprises.

En finir avec le poids de la hiérarchie en entreprise

"Admettre que l’on ne sait pas, faire confiance aux gens, montrer sa vulnérabilité, être en capacité de faire travailler les gens ensemble pour élaborer une solution, savoir douter"… La vision managériale développée par Alexandra Pachulski acte la fin du monde des sachants et de la verticalité.

Une vision, il le concède, qui reste en décalage avec la réalité du fonctionnement de la plupart des écoles et des entreprises, encore figées dans des organisations hors d’âge et beaucoup trop contraignantes, désespérément imperméables à la notion d’innovation, où les collaborateurs préfèrent s’en tenir aux "objectifs définis sur leur fiche de poste".

Partant de ce constat, le docteur en intelligence artificielle et cofondateur de l’Autre école, qui offre une pédagogie alternative au système classique, propose des pistes de réflexion inspirées de la pop culture pour partir en quête de soi, mieux comprendre nos aspirations et notre mode de fonctionnement :

Apprenez à apprendre

  • "C’est ce que nous pensons déjà connaître qui nous empêche souvent d’apprendre", Claude Bernard, médecin.

Développez votre esprit critique

  • "À présent, dans cette classe, vous apprendrez à penser par vous-même, vous apprendrez à savourer les mots et le langage !", John Keating, professeur, "Le cercle des poètes disparus".

Dépassez vos peurs

  • "Quand tu auras appris à désespérer, je t’apprendrai à vouloir", Sénèque, philosophe.

Assumez votre différence et trouvez votre singularité

  • "Soyez vous-même, les autres sont déjà pris", Oscar Wilde, écrivain.
  • "La normalité est une illusion. Ce qui est normal pour une araignée est chaotique pour une mouche", Morticia Adams, "La famille Adams".
  • "Il y a trois manières de faire les choses : la bonne manière, la mauvaise manière et ma manière", Sam "Ace" Rothstein, patron de casino, "Casino".

Apprenez à vous faire confiance

  • "On peut toujours plus que ce que l'on croit pouvoir", Joseph Kessel, romancier.
    "Si quelqu’un vous traite d’amateur, rappelez-lui que ce sont des amateurs qui ont fait l’Arche de Noé et des professionnels le Titanic. La suite, on la connaît tous… Croyez en vous !" Morgan Freeman, acteur
    "Après un moment, on finit par ignorer ce que les autres disent et on se fait confiance", Shrek.

Misez sur la force des apprentissages intergénérationnels et répartissez les tâches pour mieux collaborer

  • "La science, c’est ce que le père enseigne à son fils. La technologie, c’est ce que le fils enseigne à son papa", Michel Serres, philosophe.
  • "Lorsque deux forces sont jointes, leur qualité est double", Isaac Newton, physicien.
  • "Pour se connaître soi-même, il faut s’étudier en action avec une autre personne", Bruce Lee, maître de kung-fu.
  • "Les machines font des calculs, nous comprenons les choses.
    Les machines reçoivent des instructions. Nous avons des buts.
    Les machines ont pour elles l’objectivité. Nous avons la passion.", Gary Kasparov, champion d’échecs.

Ouvrez-vous, multipliez les expériences, bref vivez !

  • "Un esprit, c’est comme un parachute, ça ne fonctionne que lorsqu’il est ouvert", Frank Zappa, musicien.
  • "La connaissance s’acquiert par l’expérience, tout le reste n’est que de l’information", Albert Enstein, physicien.
  • "Tout ce qui est d'or ne brille pas, tous ceux qui errent ne sont pas perdus", Bilbon Sacquet, "Le Seigneur des anneaux".
  • "Ne vous demandez pas ce dont le monde a besoin, Demandez-vous ce qui vous éveille à la vie, puis faites-le. Car ce dont le monde a besoin, c'est d'êtres qui s'éveillent à la vie", Howard Thurman, philosophe.

Apprenez de vos échecs

  • "J’ai raté plus de 9000 tirs dans ma carrière, j’ai perdu 300 matches. Vint-six fois, on m’a fait confiance pour prendre le tir de la victoire et j’ai raté. J’ai échoué encore et encore et encore dans ma vie. Et c’est pourquoi je réussis", Michael Jordan, plus grand basketteur mondial.
  • "De tous les maîtres, l’échec est le plus grand", Maître Yoda à Luke Skywalker dans "Le dernier des Jedi".
  • "Je n’échoue jamais, je réussis ou j’apprends", Charles Pépin, philosophe et romancier.


Et de conclure : "Être un bon manager, c’est simplement "avoir le goût des autres'".

Apprentissage et employabilité demain : impacts et enjeux des nouvelles technologies
Le 29 novembre 2018, L'EdJobTech Day de l'accélérateur de l'EM Lyon organisait avec EducPros une journée pour apporter un éclairage sur les évolutions de ces métiers, au travers de regards croisés d’entrepreneurs, de start-up porteuses d’innovations, de chercheurs, de dirigeants d’entreprises et d’établissements de formation.


Maud Vincent | Publié le

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BOUCHET Michel.

Voilà un discours bon enfant. Libre à vous de vous en régaler, chacun son plaisir. Si c'est le cas, ne prenez pas la peine de lire la suite. Je trouve ce discours, tout simplement, trompeur et pervers. Analysons-le ! 1) "J'ai échoué encore et encore, c'est pourquoi j'ai réussi ma vie". Soyons réaliste, "L'erreur est humaine, persévérer dans l'erreur est diabolique" dit la maxime ! Vous apprenez à marcher en tombant, certes ! mais vous tombez tout le temps, y a un problème, que vous ne résoudrez que grâce aux autres... qui arbitreront entre tous les préjudices, que votre situation pourraient engendrer sur eux ! 2) "L’éducation que nous recevons ne devrait tourner qu’autour d’une chose : nous aider à savoir qui nous sommes pour tracer les chemins de notre réalisation.". Je ne voit pas très bien pourquoi ! Qui a bien pu répondre une fois pour toutes à ce "qui nous sommes ?", si ce n'est en se trompant en permanence ? Est-il vraiment utile de passer son temps à se poser la question ? Je comprends qu'on puisse se poser la question de sa responsabilité dans une situation donnée. Mais en général, l'image que j'obtiens via mes neurones miroirs des regards d'autrui sur moi ou leurs jugements extérieurs me donnent une matière à réflexion largement suffisante pour que je ne m'enquiquine pas trop à savoir qui je suis. Je suis, point! Je suis par mon câblage que je ne connaîtrai jamais dans le détail mais avec lequel je dois faire. Je suis surtout par le monde extérieur à qui je dois tout : mon environnement physique d'abord, culturel ensuite ! Je suis et dois tout à mon extérieur même ma chair et mon intérieur ! Et pour le dernier des robots, bourré d'IA et des technologies les plus sophistiquées, c'est pareil ! Pour tracer les chemins de ma réalisation, je dois non pas regarder mon nombril mais regarder cet extérieur à qui je dois tout. Ce monde extérieur n'est pas simple. Il mérite bien, beaucoup d'études académiques et un peu d'ascèse intellectuelle ou spirituelle, pour être nous même, c'est à dire au fond : toujours mieux nous assumer en symbiose avec les autres et le monde. Et pour le robot le plus parfait, un jour peut-être, s'assimiler à l'homme comme le conclue le cycle fondation d'Asimov. 3) "À l’ère de l’intelligence artificielle, l’apprentissage des savoirs académiques tels que les mathématiques, le français, l’histoire… sont utiles mais insuffisants pour se connaître, développer son talent et réussir sa vie." Dans ce discours, à ce stade, cette concession à l'utilité des savoirs académique pour mieux les frapper d'insuffisance me laisse perplexe. J'y vois un habile stratagème, pour passer d'une vérité très banale de peu d'intérêt à vrai dire, à la novlangue de tous les marketteurs "développer son talent et réussir sa vie". Un peu d'imagination, mettez ça dans la bouche d'un robot humanoïde aussi sophistiqué qu'un homme, quel effet ça vous fait ? Quand j'entends ça, la question qui me vient à la bouche est quel apprentissage allez-vous me proposer pour accomplir cet exploit ? Puis, on rentre dans le détail de l'arnaque ! Conclusion Une chose est certaine en ce qui concerne monsieur Alexandre Pachulski : chacun, sachant plus ou moins clairement que nous, tous sans exception, devons tout à ce qui nous est extérieur, il a l'habileté de nous proposer un monde extérieur très simple, bien à lui et confortable : celui de son propre réseau de relations qu'il fait miroiter pour attirer les alouettes friandes de réussir leur vie. Ainsi, lui accroît significativement ses chances de réussite financière et sociale, mais vous qui l'aurez entretenu combien de "happy few" vont profiter de son réseau ou son aura, pour quelles miettes de réussite, si vous n'étiez pas là pour le plaisir de passer le temps ? Pensez à votre monde extérieur, par vous même, sans gourou, vous sentirez non seulement maître de vous mais libre et heureux ! C'est le plus simple moyen pour réussir sa vie avec les autres sans rien leur devoir et réciproquement. http://www.lestalentsdalex.com/about/