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Écoles de commerce : l'EDC décroche sa première accréditation avec Epas

Cécile Peltier
Publié le
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Après Epas, l'EDC vise la couronne de l'AACSB et s'interroge sur une candidature à Amba. // ©  EDC
Après le visa en 2005, le grade de master en 2009 et l'entrée à la CGE (Conférence des grandes écoles) en 2010, l'EDC Paris vient de franchir une nouvelle étape en obtenant sa première accréditation internationale : l'EFMD lui a octroyé pour trois ans Epas pour son programme grande école. Le point avec son directeur, Jean-Marcel Jammet.

Un peu plus de trois ans : c'est le temps qu'il vous aura fallu pour décrocher Epas. C'est long, non ?

Non, c'est une durée normale pour Epas, sachant que les obtentions d'AACSB et d'Equis prennent plutôt cinq ans. Nous aurions pu finir six mois plus tôt, mais nous avons préféré prendre le temps de présenter un dossier de qualité. Ces six derniers mois, cette labellisation a mobilisé quatre cadres à temps plein. 

C'est une procédure de longue haleine : en 2014, nous avons reçu la visite d'un représentant de l'EFMD (European foundation for management developpement), qui nous a jugés éligibles. Il a fallu ensuite élaborer le dossier d'auto-évaluation. Quel est le nombre de publications ? De quelle manière diffusons-nous l'entrepreneuriat ? Comment les étudiants sont-ils associés à la gouvernance ? etc. Le programme est scanné sous tous les angles. C'est très anglo-saxon, il ne faut pas se contenter de dire qu'on fait quelque chose, il faut le prouver de manière très factuelle.

Enfin, plus récemment, une équipe de quatre auditeurs internationaux est venue passer deux jours à l'école pour rencontrer les équipes. Au final, l'EFMD nous a octroyé l'accréditation pour trois ans, la prochaine fois, nous espérons l'obtenir pour cinq ans.

Que va vous apporter ce label ?

C'est d'abord une reconnaissance mais aussi un vrai levier d'amélioration. Les accréditeurs ont souligné la qualité du programme, l'indépendance et la solidité de l'école, notre capacité à transmettre l'esprit d'entreprendre, mais aussi nos faiblesses.

Sur le plan international, Epas va ainsi nous aider à renforcer la qualité de nos partenariats existants et à en tisser de nouveaux avec des établissements accrédités. Il va nous permettre de développer et d'internationaliser notre recherche et notre corps professoral. Ce sera aussi un moyen de recruter davantage d'étudiants internationaux.

Quelle est la prochaine étape ?

AACSB. Nous venons de lancer le dossier d'éligibilité. Nous nous interrogeons également sur la possibilité de candidater à Amba.

2017 sera également l'année du renouvellement du visa et du grade de master. Sachant que nous avons accompli de réels progrès en matière d'encadrement ou de recherche, l'idéal serait de pouvoir l'obtenir pour cinq ans, contre quatre ans actuellement.


Cécile Peltier | Publié le

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