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Frédérique Vidal veut redorer le blason du doctorat

Céline Authemayou
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Cérémonie doctorat Université Paris-Saclay
En 2018, 1.450 conventions Cifre seront signées, a annoncé la ministre. // ©  Marie-Béatrice Seillant / Université Paris-Saclay
Lors de la première journée nationale du doctorat, organisée le 27 mars 2018 à Paris, Frédérique Vidal a présenté trois mesures visant à accroître la reconnaissance du diplôme de docteur. Plus que des annonces, il s’agit en réalité de confirmations d’initiatives déjà en cours.

"Je vous félicite d’avoir emprunté la voie du doctorat. Ce sont autant de routes qui s’ouvrent pour notre pays et son avenir scientifique, économique et social." En clôturant la première journée nationale du doctorat, mardi 27 mars 2018, Frédérique Vidal a tenu à motiver les troupes, rassemblées à l’appel du ministère dans le grand amphithéâtre de la Sorbonne, à Paris. Durant plusieurs heures, docteurs, doctorants et chercheurs ont échangé sur les évolutions du diplôme, sa reconnaissance dans la société et son avenir.

Le doctorat inscrit au RNCP

La ministre a conclu ce rendez-vous, qui a vocation à devenir annuel, avec une série de mesures ayant pour objectif d’assurer une "meilleure reconnaissance du diplôme de docteur". Annoncé il y a déjà quelques semaines, l’inscription du doctorat au RNCP (répertoire national de certification professionnelle) en fait partie.

La démarche doit aboutir avant l’été 2018 : les 22 fiches descriptives concernant le doctorat, élaborées par le Collège des conseillers scientifiques de la Dgesip (Direction générale de l'enseignement supérieur et de l'insertion professionnelle) ont été présentées au Cneser du 20 mars 2018 et devraient être mises en ligne rapidement sur le site du RNCP. "Les établissements pourront ainsi définir les fiches auxquelles correspondent les doctorats préparés en leur sein", a précisé Frédérique Vidal.

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Plus de conventions Cifre en 2018

Outre l'inscription de la reconnaissance du diplôme dans les textes, l’aura des docteurs au sein des entreprises sera également accentuée. Pour cela, les conventions Cifre (Conventions industrielles de formation à la recherche) – financées par le ministère et gérées par l'ANRT (Agence nationale pour la recherche et la technologie) – verront leur nombre augmenter, pour passer à 1.450 en 2018, soit 50 de plus qu’en 2017.

"Les conventions Cifre sont devenues le vecteur incontournable du dialogue fructueux entre la recherche publique et l’entreprise", argumente Frédérique Vidal. Une façon, selon elle, de réduire la différence de cultures qui freine encore certaines entreprises dans l’embauche d’un docteur.

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Nouvelle vague d'écoles universitaires de recherche

Enfin, la ministre a annoncé que la deuxième vague d’appel à projets dédiée aux EUR (écoles universitaires de recherche) aurait lieu dès cet été. Jusqu'à présent, la date de son lancement était assez floue, prévue "au plus tard" début 2019. La première vague de lauréats, dévoilée en octobre 2017, avait retenu 29 projets – sur 191 candidats –, financés dans le cadre du PIA 3 (Programme d’investissements d’avenir), à hauteur de 216 millions d’euros.

L’objectif est de voir émerger en France des "graduate schools", bâties sur le modèle anglo-saxon, avec un lien renouvelé – et renforcé – entre master et doctorat. Ces EUR "permettront de bâtir dès le master des cursus de recherche de haut niveau, en créant des liens organiques entre universités, écoles et organismes autour de la signature scientifique des établissements et des sites", précise Frédérique Vidal. Qui voit dans cet appel à projet une façon d’accroître le rayonnement international des sites.

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Céline Authemayou | Publié le

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