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Grand emprunt : le Snesup dénonce l'Initiative d'excellence


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Grand emprunt : le Snesup dénonce l'Initiative d'excellence
Une série de réunions tout au long du mois de février 2011 pour entendre la communauté universitaire sur les IDEX [Initiatives d’excellence – ex-campus d’excellence]. C’est la forme que va prendre la contestation du Snesup comme l'a annoncé le syndicat ce 3 février 2001. Nom de l'opération : "Les universités mises à l'index : la voix des collègues".

"Nous sommes en train de créer des tours d’ivoire qui concernent moins de 20 % de la recherche, en laissant la communauté universitaire en dehors"

Que reproche le Snesup à cet appel à projets, qui couronne les autres "briques" d’excellence du Grand Emprunt ? 

La dimension scientifique est absente des projets, dénonce le syndicat, mais aussi l'absence de consultation de la communauté universitaire pour la constitution des dossiers. "Les jeux sont déjà fait", ajoute Stéphane Tassel , secrétaire général du Snesup, donnant en exemple le dossier de Saclay, où le mode de gouvernance n’est même pas indiqué alors qu’il s’agit d’un critère de sélection clé.

"Un état d'extrême tension"

Mais surtout, le syndicat met l'accent sur l'état de tension très fort dans les universités. Constat partagé par la CPU (Conférence des présidents d'université), indique Stéphane Tassel.

"C’est un mercato du chercheur au sein d’une poche très restreinte. Les établissements ont trié au sein de leurs équipes, sélectionnant celles notées A ou A+. Nous sommes en train de créer des tours d’ivoire qui concernent moins de 20 % de la recherche, en laissant l’ensemble de la communauté universitaire en dehors, alors qu’elle fait son boulot !", s'énerve le secrétaire général.

Menace sur les petites universités

"La recomposition physique du paysage universitaire et de recherche n’est pas encore enclenchée. Il est encore possible de l’arrêter"

"Ces pseudo-moyens sont un mirage sur lequel va être recomposée la carte universitaire, sans jamais tenir compte de l’aménagement du territoire", renchérit l'enseignant-chercheur. Il pointe une autre menace découlant du manque de moyens et du ciblage très restreint du Grand emprunt : la fermeture de formations et même la disparition de certaines universités, laissées à l’écart, comme celle de Perpignan.

Le Snesup espère remobiliser

"Mais la recomposition physique n’est pas encore enclenchée. Il est encore possible de l’arrêter", insiste Stéphane Tassel. D’où ces réunions, premier pas vers une mobilisation de plus grande ampleur, espère le responsable, qui garde en tête le mouvement de 2009. Tout en étant bien conscient que les signaux sont plus contradictoires aujourd'hui, entre le Grand emprunt annoncé comme investissement sur les universités et la dénonciation du syndicat.

Les premiers résultats des appels à projets des Investissements d'avenir

Ont déjà été annoncés les résultats de la première vague des Equipex (340 millions d'euros pour 52 projets) et des Cohortes (200 millions d'euros pour 10 lauréats).

Par ailleurs, grâce à son réseau d’élus au sein des universités, le Snesup a pu compiler les span style="font-weight: bold;">17 dossiers d’IDEX déposés.

Dates des réunions déjà prévues :

3 février 2011 à Lille
4 février 2011 à Toulouse 3 et Paris Sud
8 février 2011 à Paris Est Marne la Vallée
9 février 2011 à Tours
12 février 2011 à Rennes
15 février 2011 à Aix-Marseille
24 février 2011 à Dijon


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