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Grand emprunt : rumeurs et tensions en attendant les résultats des IDEX

Sophie Blitman et Camille Stromboni
Publié le
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L'université de Strasbourg
L'université de Strasbourg
Strasbourg, Bordeaux et Paris Sciences et Lettres seraient les trois gagnants de la première vague de sélection des IDEX (Initiatives d’excellence). Alors que les rumeurs vont bon train, les responsables des sept projets pré-sélectionnés sont sous pression devant les enjeux financiers de cette brique du Grand Emprunt. Une ambiance tendue dans le milieu de l'enseignement supérieur. 

Un bruit. Beaucoup l’ont entendu dans les universités (voire tous), personne ne peut encore le confirmer, vendredi 1er juillet en fin d'après-midi. Strasbourg, Bordeaux et le regroupement parisien PSL (Paris Sciences et lettres) seraient les trois vainqueurs de la première vague de sélection des IDEX (Initiatives d’excellence). Une rumeur insistante publiée sur le blog éducation du Monde, le 30 juin 2011.

Sept candidats ont été pré-sélectionnés fin mars 2011 pour cette brique du Grand Emprunt dotée de 7.7 milliards d’euros (en capital). Le ministère s’apprêterait donc à n’en garder que trois, et laisserait Lyon, Grenoble, Sorbonne Universités et Toulouse de côté pour ce premier tour. Ces perdants auront cependant encore une chance avec la seconde vague de sélection lancée en juin 2011.


Confusion

Les gagnants pressentis n’osent pavoiser, les possibles perdants envisagent avec humour le whisky… Difficile pour tous cependant de prendre à la légère ces rumeurs, tant les sommes en jeu sont de taille. Déjà pour la pré-sélection, des « fuitex » s’étaient répandues, précipitant l'annonce des résultats par le ministère dans un simple communiqué un vendredi en fin de journée. Cette nouvelle fuite sera-t-elle à son tour un accélérateur de l’annonce officielle des résultats par le nouveau locataire de la rue Descartes ?


Etat de tension

« C’est compliqué pour tout le monde, ce maintien dans un état de tension », note Patrice Brun, président de l’université Bordeaux 3. « C’est l’un des dossiers les plus difficiles de ma carrière, renchérit Guy-René Perrin, délégué général placé auprès du président de l’université de Strasbourg pour la gestion des investissements d’avenir. Les enjeux sont tellement forts qu’on se dit qu’on n’a pas le droit à l’erreur. »

Entre la préparation des réponses aux appels à projets, leur soutenance et l’attente du résultat, le cocktail est nerveusement explosif. A propos des auditions, Guy-René Perrin raconte : « en une heure et demi, on a l’impression qu’on a joué l’avenir de l’université ».

Un processus d’autant plus stressant que ni le calendrier exact, ni le nombre de lauréats ne sont connus des principaux intéressés.

Lire le billet sur le blog Education du Monde : strong>Strasbourg, Bordeaux, Paris Sciences et Lettres, les premiers IDEX ?

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Sophie Blitman et Camille Stromboni | Publié le

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