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Bientôt un ingénieur made in Europe

Céline Authemayou
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Palmarès Trendence - EADS figure parmi les entreprises préférées des élèves ingénieurs
Avec un référentiel européen commun, un ingénieur français pourrait se faire embaucher en Angleterre ou en Allemagne plus facilement. // ©  EADS

Évoquée depuis plusieurs années, la création d’une carte professionnelle européenne d'ingénieur pour faciliter la mobilité des diplômés n'est plus une priorité. La Commission européenne, porteuse du projet, préfère désormais s’orienter vers l’élaboration d’un référentiel commun de compétences.

Quels sont les points communs entre un ingénieur formé en Angleterre et un autre, diplômé d'une école française ? Pour répondre à cette question, la Commission européenne s'est lancée, il y a quelques années, dans un vaste chantier. Dans le cadre de la directive relative aux qualifications professionnelles, l'instance a souhaité mettre en place une carte professionnelle pour plusieurs métiers, dont celui d'ingénieur. Avec un objectif : garantir un socle commun de compétences pour faciliter la mobilité des travailleurs dans toute l'Europe.

Si l'idée de la carte reste d'actualité pour plusieurs professions – les infirmiers notamment –, la Commission s'oriente pour les ingénieurs vers l'élaboration d'un référentiel commun de compétences, plus souple qu'une carte. "Force est de constater qu'à de rares exceptions près, les ingénieurs s'insèrent facilement et sans heurts sur le marché international", constate Bernard Remaud, président d'ENAEE (European Network for the Accreditation of Engineering Education). L'organisme, qui fédère 13 instances d'accréditation nationales – dont la CTI (Commission des titres d'ingénieur) en France – et délivre le label Eur-Ace, déjà garant d'un socle commun de compétences.

"Notre label et ses critères d'attribution correspondent assez bien à la philosophie de la Commission européenne", relate Bernard Remaud. Certains pays ont même fait du label une condition de recrutement : en Angleterre, où la profession est régie par un ordre des ingénieurs, un professionnel issu d'une formation estampillée Eur-Ace (comme c'est le cas de la plupart des cursus français) peut candidater à un poste au même titre que ses collègues anglais. À l'heure actuelle, le système Eur-Ace est négocié pays par pays et est suivi sur la base du volontariat. Un texte européen, prévu pour septembre 2015, permettrait de généraliser ce processus.


Céline Authemayou | Publié le

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