Jeunes-entreprises : un sondage de l’ACFCI

Maëlle Flot
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Le « je t’aime, moi non plus » qui a longtemps prévalu entre le monde de l’entreprise et les jeunes serait-il en passe de changer ? Selon un sondage * réalisé en septembre 2008 par l’ACFCI (Assemblée des chambres françaises de commerce et d’industrie) , en partenariat avec l’agence Image et Stratégie, l’image de l’entreprise est l’argument majeur d’environ six entreprises sur dix pour attirer les jeunes. La marque, l’ambiance de la structure et la qualité de vie au travail sont notamment citées. Selon cette étude, dévoilée lors de la 9ème étape des Etats généraux organisés par l’ACFCI, le 23 octobre 2008, à Deauville, consacrée à la formation et la gestion des compétences, une entreprise sur cinq menant une politique de gestion des compétences s’appuie ensuite sur les perspectives d’évolution professionnelles qu'elle offre pour recruter.

La rémunération, une donnée comme une autre ?

Toujours selon les entreprises interrogées, le niveau de rémunération et la taille de l’établissement seraient des critères non déterminants : 8 % et 5 % seulement les ont cités respectivement comme argument de recrutement. L’ACFCI en conclut qu’au « global, les entreprises misent davantage sur des critères de « qualité de vie au travail » que sur des critères « matériels ».

Les entreprises parient toujours sur les stages

Les actions jugées les plus utiles pour la professionnalisation des jeunes passent d’abord par l’accueil des stagiaires (65 %), la formation des apprentis (56 %), l’intervention dans les établissements (21 % seulement), la participation à des salons sur les métiers (15 %). Les CFA et les lycées professionnels sont cités comme formations initiales les mieux adaptées aux attentes des entreprises, avec respectivement 46 % et 45 %, avant les écoles de commerce et de gestion (25 %), les écoles d’ingénieurs (23 %) ou les universités (15 %) - les résultats auraient probablement différés avec un échantillon où les grandes entreprises auraient été majoritaires -. Les auteurs de l’étude en concluent que « les entreprises recherchent avant tout des profils très opérationnels ».

* Sondage sur « les attentes des entreprises et leurs besoins en terme de gestion des compétences », basé sur un échantillon national représentatif de 500 chefs d’entreprises de PME de 20 à 500 salariés.


Maëlle Flot | Publié le

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