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L'ESC Dijon installe un pôle bachelors à Lyon

Étienne Gless
Publié le
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Le campus lyonnais de l'ESC Dijon, dans le quartier de la Confluence
Le campus lyonnais de l'ESC Dijon, dans le quartier de la Confluence // ©  Etienne Gless

Sur le marché convoité des bachelors, la business school dijonnaise parie sur son campus lyonnais, inauguré en septembre 2014.

Stéphan Bourcieu, directeur de l'ESC Dijon, n'en fait pas mystère : "Les bachelors sont un vrai relais de croissance avec un équilibre économique plus favorable que le master grande école." Une réalité à prendre en compte en période de diète budgétaire : "En 2006 nous recevions 30% de subventions publiques, en 2015 nous en recevrons moins de 10%."

Face à ce constat, l'école a choisi d'implanter un pôle bachelors à Lyon. "La ville affiche une taille et un poids économique cinq fois supérieurs à Dijon", explique Stéphan Bourcieu. La capitale des Gaules compte pourtant déjà pas moins de 26 formations bac+3 en commerce mais une seule détenait jusque-là le précieux visa de la CEFDG (Commission d'évaluation des formations et diplômes de gestion), celle de l'Idrac Lyon.

Des locaux dans le quartier de la Confluence

L'école dijonnaise s'est installée à Lyon dès la rentrée 2013 avec une toute petite promotion de 14 élèves pour son programme bac+3. Après avoir "campé" un an dans des locaux provisoires loués à un centre d'affaires du quartier de la Part-Dieu, l'école de management a emménagé à la rentrée 2014 dans l'immeuble Milky Way du quartier de la Confluence, à proximité des nouveaux locaux de l'université catholique de Lyon. Dans ce quartier en plein essor, l'ESC Dijon a loué 600 m2 de bureaux et investi 200.000 euros pour aménager son campus. Celui-ci compte aujourd'hui une trentaine d'étudiants et pourra en accueillir jusqu'à 120, tandis que le campus historique de Dijon compte plus de 350 étudiants dans les programmes bac+3.

À partir de la rentrée 2015, le campus lyonnais recevra aussi une quinzaine d'étudiants en bachelor IFC (Institut des formations commerciales), un programme en un an après un BTS ou un DUT en partenariat avec Grenoble École de management. 


Étienne Gless | Publié le

Vos commentaires (2)

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Finestra.

La stratégie de l'ESC Dijon paraît assez floue depuis quelques années, cette école semble tâtonner dans son positionnement. Une alliance avec Oxford Brooks University qui bât de l'aile alors qu'elle fût annoncée comme le moyen d'obtenir notamment les accréditations internationales (EQUIS). Un projet de nouveau campus sur Mirande qui se termine par un "rafistolage" des actuels bâtiments. Une volonté de monter en gamme mais la multiplication des bachelors.... A se demander si cette école à force de faire l'inverse de ce qu'elle affiche ne risque pas de connaître les affres de sa consoeur stéphanoise ou le sort de France Business School. Difficile en tout cas pour cette Sup'de Co de se maintenir en 1ere division

OC.

Quand on sait que l'IDRAC est présente sur l'entrée/millieu de gamme Bachelor avec l'Inseec. Sans compter EMLYON juste à coté plutôt sur le haut de gamme. Sans compter GEM. Quelle est la valeur ajouté de cette école fin de classement à Lyon par rapport à ce territoire? Quand on s'installe dans une ville il ne suffit pas de louer 4 bureaux pour avoir un ancrage territorial. Le réseau local de l'école et des professeurs (entreprises, relations, etc...) est bien plus important. Monsieur Bourcieu est assez présomptueux pour croire que son école va conquérir des territoires comme cela alors que l'école bataille déja elle même pour trouver sa voie sur son Programme Grande Ecole... Quand on veut s’accroître sur des nouveaux territoires, il faut déjà avoir des solides bases et une valeur ajouté. Mais au vu des effectifs en 1ère années, les gens ne sont pas dupes...

Stéphan Bourcieu.

Merci de votre commentaire que je ne partage pas évidemment, mais chacun est libre de son appréciation. On laissera le marché juger. Pour cela rendez-vous en septembre pour en discuter ... et sans pseudo ! Cordialement