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La cybersécurité courtise les femmes pour recruter les profils qui lui manquent

Hélène Labriet-Gross
Publié le
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La cybersécurité courtise les femmes pour recruter les profils qui lui manquent
Alors que le secteur de la cybersécurité peine à recruter, il mise sur l'embauche de femmes. // ©  Jean-Claude Moschetti/REA
REPÉRÉ DANS LA PRESSE AMÉRICAINE. Secteur porteur qui peine à recruter, la cybersécurité mise sur des formations moins austères pour embaucher plus de femmes. Elles ne représentent que 11 % de la profession, au niveau mondial.

D’ici à 2022, à l’échelle mondiale, 1,8 million de postes dans la cybersécurité resteront vacants, faute de candidats qualifiés pour les occuper. C’est le constat que dresse un article publié sur EdTech Magazine, site d'informations dédié aux EdTech, et qui s’appuie sur une enquête réalisée par le fabricant anglais de logiciels de sécurité Kaspersky Lab. Ce dernier a sondé 4.000 jeunes femmes âgées de 16 à 21 ans, originaires du Royaume-Uni, des États-Unis, de France, d’Allemagne, d’Italie, d’Espagne, d’Israël et des Pays-Bas.

78 % des jeunes femmes sondées déclarent ne jamais avoir songé à poursuivre une carrière dans le secteur, invoquant généralement les connotations plutôt négatives liées à la cybersécurité (hackers, vols de données…), ainsi que l’absence de modèles qui pourraient les inspirer. Pire encore, la plupart des jeunes femmes tirent un trait sur ce genre de métier avant l’âge de 16 ans, pour trois raisons principales : un manque d'expérience en langage informatique (57 %), d’intérêt pour une carrière dans l’informatique (52 %) et de connaissance des métiers liés à la cybersécurité (45 %).

Des formations ouvertes à tous

Pour remédier à cette situation, les universités repensent leurs programmes sur la cybersécurité, afin de rendre les cours plus attractifs. À commencer par une promotion des compétences moins techniques et plus analytiques que requiert la discipline. La SecureSet Academy de Denver a ainsi une filière réservée aux étudiants sans connaissances techniques, et espère que les femmes représenteront de 40 à 50 % des inscrits.

Le Champlain College mise quant à lui sur un programme entièrement accessible en ligne pour attirer un public varié, souvent en recherche de reconversion professionnelle. L’adéquation des connaissances acquises avec les besoins de futurs employeurs est aussi cruciale : la National Security Agency (NSA), responsable de la sécurité des systèmes d'information et de traitement des données du gouvernement américain, a vérifié et approuvé les cours de cybersécurité dispensés par le Champlain College.

Des efforts dès le lycée

Si l'enseignement supérieur s'empare du sujet, les lycées ne sont pas en reste. Certains intègrent la cybersécurité au cœur de leur cursus scolaire : c'est le cas du lycée Parkville de Baltimore, qui demande à ses élèves, durant leur cours d'électricité, de réfléchir aux conséquences d'une cyberattaque sur le réseau de distribution électrique. Une manière de rendre la matière plus concrète et de corriger la mauvaise publicité dont souffre la cybersécurité pour séduire de nouveaux étudiants.

L’article de EdTech Magazine (en anglais)


Hélène Labriet-Gross | Publié le

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La cybersécurité en France : c'est du marketing et de la cosmétique. Les entreprises n'embauchent pas . Surtout pas de vieux formés à la cybersécurité . La sécurité est un centre de cout et les entreprises ne veulent pas investir . Le nouveau règlement européen prévoit des sanctions de 4 % du chiffre d'affaire monde de l'entreprise concernée par les fuites de sécurité . Lorsque que les sanctions vont tomber ce sont les salariés qui vont en faire les frais . Le règlement ne prévoit pas de sanctionner pénalement les dirigeants pour le manque de sécurité des systèmes d'informations Allez vous promener au salon FIC 2018 à Lille en Janvier 2018 et tentez l'oreille, vous seriez surpris par les discours