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La licorne Udacity et les débuts d'Amazon dans la recherche : l'innovation made in USA

De notre correspondante aux Etats-Unis, Jessica Gourdon
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L'innovation made in USA
L'innovation made in USA

REVUE DE PRESSE - ÉTATS-UNIS. Au sommaire de la revue de presse : Udacity boucle un tour de table à 105 millions de dollars, Amazon lance son programme de financement de la recherche universitaire, et l'entrée en bourse d'Instructure, start-up qui fabrique le logiciel Canvas, très utilisé dans les facs américaines.

Udacity devient une licorne

Udacity, incontournable plateforme de Mooc (gratuits ou payants), vient d'annoncer une levée de fonds de 105 millions de dollars, ce qui porte sa valorisation à un milliard de dollars. Aux États-Unis, les start-up qui atteignent ce seuil entrent dans un club prestigieux : celui des "licornes".

Udacity peut notamment se féliciter du succès de ses "nanodegrees", des programmes qui durent neuf à douze mois et qui sont payants (l'utilisateur paie un abonnement de 200 dollars par mois pour y accéder). Conçus en partenariat avec des entreprises comme Google ou AT&T, ils sont ciblés sur des compétences précises (développeur Android, par exemple). Un an après leur lancement, Udacity affirme que 11.000 personnes s'y sont inscrites, issues de 168 pays.

À lire sur TechCrunch

Amazon se lance dans la recherche universitaire

Amazon a annoncé le lancement de Catalyst, son programme de bourses de recherche universitaire. Celui-ci va débuter dans l'université de Washington, à Seattle, où Amazon prévoit d'attribuer des bourses pour un total de 2 millions de dollars.

Ce programme est atypique. D'une part, il n'est pas limité à un domaine. Amazon dit vouloir financer des projets "fous", "créatifs" mais solides, aussi bien dans les technologies que dans le monde de l'art, des humanités etc. Sa cible : des projets qui peinent à trouver des financements de la part des agences fédérales ou des business angels, car parfois avant-gardistes.

Ensuite, ces bourses, d'une valeur de 10.000 à 100.000 dollars par projet, sont ouvertes à tout le monde : non seulement les professeurs, mais aussi les étudiants et les personnels de l'université. Dernière originalité : si les brevets restent propriété de l'université, Amazon s'octroie la possibilité de modifier, utiliser ou reproduire tout ce qui aura été conçu grâce à son argent, sans payer de licence.

À lire sur le Seattle Times et dans le Chronicle of Higher Education

Instructure entre en bourse

Instructure, start-up de Salt Lake City qui produit le LMS (Learning Management System) Canvas, a franchi une étape décisive : elle vient d'entrer le 13 novembre à la bourse de New York. Fondée en 2008, Instructure est ainsi devenue la deuxième start-up purement EdTech à entrer en bourse au cours de ces dernières années (la première étant 2U).

Les experts interrogés y voient une validation de la solidité de ce pan de l'économie numérique, en pleine expansion. Le logiciel open source Canvas, lancé en 2011 est désormais utilisé par une université américaine sur six. Il permet, par exemple, d'héberger des cours en ligne, du matériel pédagogique, de créer des plateformes de classes etc. Depuis sa création, Instructure a levé près de 80 millions de dollars, et dégage un chiffre d'affaires de 44 millions de dollars. Malgré cela, elle n'est pas encore rentable.

À lire sur EdSurge


De notre correspondante aux Etats-Unis, Jessica Gourdon | Publié le

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